Finale Défi Predators 2013

Retour sur la finale… Tout d’abord je m’excuse pour le temps à faire ce report. J’espérais trouver plus de photos d’illustration mais il semble que nous n’ayons pas vraiment la cote… Bref je remercie Cathy à qui j’ai piqué quelques photos, que vous pouvez retrouver sur le blog NCF.

Samedi matin, 8 heures, Fabien pointe à la maison. Juste le temps de charger le matériel et d’atteler le bateau et on prend rapidement la route, direction la banlieue de Troyes (sic). En route nous rejoignons les amis Coco et Cédric pour le traditionnel café pris en station service. Nous finissons la route ensemble et nous immobilisons sur le parking vers 10h30. Nous prenons le temps de saluer ceux qui sont déjà en place puis nous mettons le matériel dans le bateau et mettons à l’eau. La mise à l’eau est belle mais manque de pente, il faut pas mal aider le bateau pour qu’il flotte. 12h tout est en place et nous pouvons écouter les consignes. 15 km/h maxi : cool c’est ce qu’on peut faire… Seulement trois poissons doivent occuper le vivier : tant mieux on n’a pas beaucoup plus de place…

Notre stratégie pour le weekend : je pêche devant au shad sous toutes ces formes : shad sur tête plombée (essentiellement Pulse Shad), shad à palette ventrale, Divinatör et Kick-S. Fabien pêche au souple ou au dur un peu plus sur les côtés de l’embarcation. Je suis sensé maintenir le bateau à la profondeur où nous pensons trouver les poissons et pêcher les 45° vers l’avant, tandis que Fabien matraque les côtés. J’ai monté mes cannes en tresse avec une tête de ligne puis un bas de ligne. Erreur… Je pensais qu’il fallait affiner avec ces eaux claires, mais en fait ça me fait surtout perdre en distance de lancer. Je suis donc à la peine et n’arrive pas à dérouler. Le samedi sera un calvaire…

Notre objectif pour le weekend : essayer d’être dans la première moitié du classement (ça serait pas mal pour notre première finale) voir de chatouiller le top 10… Sera-t-on assez costauds ? Réponse dans les centaines de lignes qui suivent… 🙂

12h30, départ en ligne au son des cors de chasse… Cette première manche dure 6h30, on arrêtera donc de pêcher à 19 heures.

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Je regarde sur notre gauche, il y a du monde et ils évitent le pire…

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On file tranquillement sur la droite du groupe, pénards à l’écart des turbulences…

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Quand deux bateaux nous doublent (un de chaque côté)… Tient, le 15 km/h est bien respecté… Je vois alors les deux vagues se rapprocher de nous tels les mors d’un étau… Bingo on ramasse ! 200 à 300 litres environ sur l’avant du bateau, transformé en crankbait pour l’occasion… L’eau glisse vers la partie centrale, le matos est trempé… Boites à leurres, vêtements, appareil photo de Fabien. Donc, je remercie chaleureusement (à nouveau) les quelques connards incapables de respecter un règlement. Ça, c’est dit. On arrête tout, on vide ce qu’on peut avec la pompe de cale. Je suis furax pour le matos mais aussi car je sais qu’on traînera environ 100 litres d’eau au fond du bateau pour la fin du weekend (et oui la pompe de cale ne peut pas « tout » aspirer donc si on voulait tout vider, il faudrait sortir le bateau de l’eau : on n’aura pas le temps). J’envoie un SMS à l’organisation pour leurs signifier mon mécontentement. Sans réponse… Tout va bien !

On reprend le chemin un peu agacés et on s’arrête un peu plus loin. La zone vue au Side Imaging  nous plait alors on effectue quelques lancers. J’attaque au Divinatör et au Kick-S. Fabien est au souple, au dur, enfin à ce qui lui semble bon en fonction de la zone. Mais rien. On continue un peu en passant à distance réglementaire d’une autre embarcation. Toujours rien. Et au bout d’une heure, Fabien prend une première touche sur un shad (Berkley je pense). Peu après, il voit un poisson d’environ 80 suivre jusqu’au bateau. Ensemble, nous le voyons rater son attaque et redescendre dans les eaux claires. Quelques mètres plus loin, il annonce « poisson » et commence le combat canne basse. J’avance vers le poisson à l’électrique, immerge l’épuisette. Fabien le place rapidement dedans. Il donne du mou, le poisson se décroche : l’enchaînement est parfait. C’est un bon poisson qui dépasse les 70 cm, nous l’estimons à plus de 2 kg. Nous continuons sur la zone, Fabien prend quelques touches de petits poissons puis nous sortons de cette « bonne » zone puisque nous ne prenons plus de touches. Fabien a eu ces touches dans 5 mètres d’eau environ. Nous trouvons ça assez curieux car le soleil cogne fort, qu’il n’y a pas de nuages et pas plus de vent. Nous pensions trouver les poissons plus profond. Pendant ce temps, Coco et Cédric ont une bonne surprise… Ils font peser un poisson qui a toutes les chances d’être le big fish de la compétition… 1m07 ! Pour environ 7,5 kg. Chapeau les gars !

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Nous essayerons par la suite de trouver des zones similaires à celle où Fabien a eu des touches. Je finis pas casser le nœud de raccord (tresse – tête de ligne) de ma canne Flipping… Je passe sur la Swimbait qui me permet de lancer un poil mieux du fait de son action plus souple. Mais rien de transcendant… Vers 16 heures, Fabien prend une lourde touche à la descente. Il a le contact quelques secondes mais le poisson se décroche : deux des branches du triple voleur sont ouvertes… On s’arrête net sur la zone, Fabien change de leurre et annonce « pendu »… Le poisson semble beau : il l’est… Il le ramène, je baisse l’épuisette quand le poisson se décroche alors que seule sa tête est au dessus du filet. Je donne un tout petit coup de rein et il est dedans ! On laisse exploser notre joie… Fabien est en grande forme, comme je l’avais pronostiqué… Quand à moi, je ne suis pas encore au fond du trou mais presque… Il reste trois heures de pêche, on espère faire le quota…

On repart donc sur la zone du départ, mais rien ne s’y passe. On part un peu plus vers le fond de la baie, sans résultat.

A environ 30 minutes de la fin, nous nous rapprochons d’un haut fond que j’avais repéré afin d’en pêcher les bords. Fabien repère une boule de poissons au sondeur, dépose son montage à proximité et prend une touche : un poisson de 52 cm vient rejoindre les deux précédents au vivier. On rentre sans trop traîner pour faire peser les poissons, tout en profitant d’une nouvelle illustration du parfait respect des 15 km/h… Fabien fait peser ses poissons.

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Il fait un peu la tronche sur la photo (il doit avoir quelques quenottes de brochets dans la main…) mais la veste zippée Navicom lui va comme un gant (et sincèrement, elle est vraiment top : chaude et confortable !). Les poissons terminent dans une grande piscine (c’est génial pour eux !). Cédric et Coco ont le quota mais malheureusement les deux autres poissons ne font pas du même gabarit que le premier…

Nous rangeons le matériel un peu en vrac dans la voiture et magouillons pour recharger les batteries (merci au gentil couple du voilier amarré près de moi. J’ai pu raccorder ma rallonge et donc mes deux batteries ainsi que la rallonge de Ryusuke). Et oui l’AAPPMA de la Forêt d’Orient avait bien préparé l’événement… Après le départ façon chasse à cour, ils avaient organisé la garde des bateaux pour la nuit ! Bravo à Eric « Double B » et à son équipe ! 😉

Je profite de l’apéritif pour « discuter » avec deux délinquants de l’eau (après les délinquants de la route…) qui font le Défi Nord et qui voguaient un peu trop vite quelques heures plus tôt. Ambiance « Hmm Hmm, pas content du tout Jérôme » !

Le repas du soir est vite avalé, et le classement provisoire est donné, après avoir chanté l’anniversaire de Sabine. Coco et Cédric sortent 2èmes, vraiment au top pour ce premier jour. Ils ont 10kg437. Le top 10 leur semble assuré, mais maintenant ils veulent plus ! Nous sommes également contents car Fabien est 8ème (n’ayant rien fait, je ne m’attribue aucunement ce résultat…). 8ème après vérifications car on nous avait annoncé 7 au repas. Avec 7kg100. Nous discutons un peu avec d’autres finalistes et regagnons la chambre que nous partageons avec Cédric et Coco. Fabien et moi décidons de ne pas toucher aux montages ce soir. Cédric est déjà prêt, tandis que Coco fait des heures supplémentaires pour tout remettre à neuf (et se recoiffer). Un peu blasé par ma journée (Fabien doit prendre 15 touches alors que je n’en ai pris que 2 ou 3 !), j’essaye de comprendre. Mais comme je n’ai pas d’idée, je ne modifie rien pour le moment. On en parle avec Fabien, on va simplement refaire mes bas de ligne et adopter une version simplifiée qui passera mieux dans les anneaux (au lancer).

Dimanche matin donc, mission bas de ligne : je vire la tête de ligne et Fabien me montre un nœud de raccord (tresse – hard core mono) qui passe bien dans les anneaux. Et c’est reparti comme ça. Nous retournons sur les zones de la veille, en pêchant un peu moins profond au démarrage (le concours commence à 8 heures, les poissons seront peut être un peu moins profonds au début). Mais rapidement on se rend compte qu’il n’y a plus grand chose sur nos zones. On va un peu plus profond (8 à 9 mètres) et en pêchant plus petit et léger (spinning avec un Split Belly 4 pouces sur TP de 7 grammes) je ferre deux petits poissons (40 cm environ).

On bascule alors sur la seconde zone de la veille mais sans aucun résultat. Il faut donc trouver quelque chose de nouveau. Midi approche, on part au thermique et on en profite pour manger (merci Coco être passé à la boulangerie avant le début de la manche !). On détecte une belle zone au Side : herbiers + vestiges de souches le tout à quelques dizaines de mètres d’un ancien ruisseau. La zone ne doit pas être trop pourrie puisque peu de temps après Matthias arrive et se place de l’autre côté du ruisseau. Le vent se lève légèrement au même moment : bref des conditions un peu meilleures. Du reste, je prends coup sur coup deux brochets, mais malheureusement ils font 47 et 48 cm. La touche suivante est la bonne, le poisson fait environ 65 cm et n’a pas résisté à un Berkley Split Belly de 6 pouces monté sur une tête football (Berkley aussi) de 17 grammes. On y croit un peu plus mais malheureusement le vent se calme un peu. La fin de manche est dure, le soleil tape fort. On finit au large de la digue. Les perches suivent, on essaye d’en prendre une ou deux de maillées, mais rien ne dépasse 20 cm. A 15 minutes de la fin, Fabien ferre un beau poisson au Kick-S. Après quelques secondes de combat il se décroche, malheureusement… On y aura cru jusqu’au bout… Je pèse mon poisson.

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On remballe rapidement afin d’être prêts pour la remise des prix. Le classement est donné : on termine 18èmes avec 8kg919 ! Juste dans la première moitié…

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Nicolas et Cédric ont deux poissons mais pas bien gros. Ils ont eu quelques soucis dont deux coupes pour Cédric. Ça leurs coûte cher au classement mais ils terminent tout de même 6èmes du weekend, à deux places de l’équipe Ryu – Greg (premiers du Nord). Je crois que Clément et Patrick Vallée sont 3èmes du Nord (17èmes au général) et on talonne donc (4èmes du Nord, 18èmes au général).

Bref, même si on est forcément déçus de notre manche de dimanche, on est relativement contents. Perso j’ai vraiment lutté le samedi mais Fabien a été énorme. Dimanche, j’ai fait un peu mieux (de toute façon je ne pouvais pas faire pire !) mais ça n’a pas suffit. Dur aussi de comprendre pourquoi un jour c’est Fabien qui a le plus de touches (une quinzaine) alors que je n’en ai que 2 ou 3 ; alors que le jour suivant je prends 7 touches (pour 5 poissons dont un seul maillé) tandis que Fabien ne prend que 3 touches de la journée. Il semblerait que notre choix de rester sur les mêmes zones n’ait pas été le plus judicieux. Les secteurs ayant vraiment rapporté des poissons le dimanche semblant être en bordure de réserve (au sud ouest, en gros). D’ailleurs, notre choix de zone n’a peut être pas été bon de tout le weekend : on a entendu pas mal de compétiteurs parler de 20 poissons maillés par jour, quand même…

Après, je déplore vraiment le non respect des règles. On a déjà parlé de la vitesse, je n’y reviendrai pas. Mais j’ai été très surpris par le non respect du nombre de poissons amenés à la pesée. Des compétiteurs revenaient avec 4 poissons alors qu’ils en avaient déjà pesé un en cours de manche ({3 autorisés} – {1 déjà pesé} = {2} et non 4 !). C’est sûr, ça permet d’avoir des poissons de rechange (ça marche comme les roues de secours, en fait).

Idem, on fait un concours « no kill » mais on peut montrer des poissons morts à la pesée. Pesés juste « par curiosité ». Ben oui, sinon ils engendrent une pénalité. Je trouve ça simplement « étrange ».

Et à côté de ça, il y a le brave équipage Dupaquier – Rizzi. Leur mésaventure du samedi me touche car j’apprécie vraiment Yon et je connais ses valeurs. Je pense qu’il n’est pas sans intérêt de revenir sur cette histoire. Parce qu’elle est riche en enseignements et qu’elle devrait faire réfléchir les organisateurs… Les deux compères ont piqué un brochet d’environ 5 kg à la fin de la manche du samedi. Ils sont rentrés directement pour le faire peser, avec deux autres poissons pris dans la journée. Ils ont donc 3 poissons (et seulement 3 : quelle bêtise ! …) dans leur vivier et les transvasent dans leur sac de pesée. Ils versent le contenu du sac de pesée sur la balance… On leur répond que la pesée se fait poisson par poisson… Et alors ! S’ils veulent faire peser leurs poissons en une fois, où est le soucis ? Ils perdront l’équivalent de la pesée de deux fois l’eau d’égouttage, c’est leur problème ! L’avantage avec leur façon de faire : les poissons sont moins manipulés… Bref à la demande de l’organisation, deux de leurs poissons sont remis dans le sac (qui est désormais sans eau)… Puis les trois poissons sont pesés « un à un ». Une fois pesés, les poissons patientent dans un récipient semi-rigide jaune à proximité de la balance. Allez un petit écart de température dans la tête des poissons au passage… Ensuite, les poissons doivent être remis vivants dans la piscine (dont la température de l’eau n’est certainement pas celle du plan d’eau…), sinon ils ne sont pas comptabilisés. Yon et Arnaud n’ont pas passé très longtemps à tenter de réanimer leur poisson. Simplement car ils savent que si un poisson ne repart pas vite, il ne repartira jamais. Et ils ont pris une pénalité. Du coup, ils n’ont pas pêché le dimanche et je les comprends : s’ils l’avaient fait, ils auraient en quelque sorte validé cette sanction. Attention, je ne discute pas la sanction en elle-même. Ce qui est discutable, c’est la succession d’événements qui a conduit à cette pénalité (les manipulations du poisson que je considère comme superflues). Surtout si on compare à d’autres exemples pris pendant le weekend : d’autres ont ainsi ramené des poissons morts (et n’ont pas pris de pénalité). D’autres ont réanimé un poisson 45 minutes (je crois que ça s’appelle de l’acharnement thérapeutique !!!) et il est reparti (et n’ont donc pas pris de pénalité). Perso, je suis sûr d’une chose : aucun des poissons cités dans ces deux dernières lignes n’est reparti vivre paisiblement de vieux jours dans le lac. Tout comme bon nombre de poissons pris ce weekend, qui mourront malheureusement tôt ou tard (et plutôt tôt suite à leurs rencontres avec nous, les compétiteurs). Même si le but est de ne pas abîmer de poisson, il ne faut pas se leurrer : une compétition laisse des traces. Dans les jours suivants l’événement, des brochets ayant été piqués et manipulés y restent. Même s’ils semblent aller bien sur le coup. Comme à un empoissonnement, en fait. La mortalité n’est pas négligeable (du tout).

Je termine ce report comme les autres, en remerciant les organisateurs. Même si j’ai essayé de pointer du doigt certains soucis pendant le weekend, leur dévouement et leur investissement est remarquable et incontestable. Donc bravo et merci à Patrick et Sabine, ainsi qu’à Antoine et Cathy pour le Nord. Merci aussi aux bénévoles de l’Est, de l’Ouest (malheureusement Etienne et David n’étaient pas là) et du Sud. Merci enfin à tous les bénévoles de l’AAPPMA des lacs de la forêt d’Orient et en particulier à Eric « Double B » pour tout ce qu’il fait pour la pêche et la gestion de ses lacs. Honnêtement, respect.

Moins de respect en revanche pour la délation dont nous (les compétiteurs) avons été semble-t-il victimes… La police (ou gendarmerie, je ne sais plus) surveillait assidûment les abords de la compétition. Le dimanche par exemple, ils étaient à l’entrée d’autoroute pour faire souffler les participants dans le ballon. Avec Fabien nous sommes partis tôt (et de toute façon nous n’avions rien à nous reprocher) et grâce à notre petit bateau (qui se voit à peine derrière la voiture) on les a pris de vitesse. A peine nous ont-ils vu qu’ils ont commencé à s’activer (se donner des coups de coude pour signaler le début de la potentielle curée) mais ils n’ont pas été assez rapide : on était déjà passés… Le réveil d’après sieste semble difficile dans le coin. Coin. Sans rancune, et à la prochaine les filles ! 😉

Enfin bravo à tous les équipages qui ont fait le déplacement et qui ont concouru ce weekend. Ces gars savent pêcher, et prendre des poissons au milieu d’eux n’a rien de simple. Le niveau est relevé. Ce qui m’impressionne le plus en fait, c’est la capacité de certains à trouver rapidement les bonnes zones et à sentir les bons coups.

Ceci n’ajoute que de la valeur à la victoire de l’équipage « Ricard – Marseille » (ça ne s’invente pas et devinez : ils viennent du sud !) qui a pêché 20k508 de brochets (en 6 poissons, soit une belle moyenne) suivi de prêt par un équipage de l’ouest (Lothy – Chauvet) que bon nombre voyaient sur la plus haute marche et qui termine avec 19kg318. Le podium est complété par Bauret – Dupuis (ouest aussi) avec 16kg756.

PremiersFinale

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