DPN 2014-2015 : résultat 1ère manche Choisy

Encore une fois au Défi, on revient de loin… 🙂 Enfin au moins sur cette manche « locale » de Choisy, on ne nous a pas empêché de faire la compétition (je veux dire que c’est pas comme à la finale… Et oui je l’ai toujours en travers ce coup de faux jeton…).

Tout a commencé bizarrement samedi après-midi avec un coup de téléphone de Fabien… Son moteur était en révision et il devait le récupérer le soir-même (veille de la compétition). Je lui envoie directement un petit mot rieur « qu’est-ce que je vous met monsieur ? Un bateau ??? » et il me répond « ouaaaiiiii… » d’un air maussade et blasé. Le mécano a eu un petit contretemps et il lui manque une pièce : bref le Xpress n’est pas prêt. C’est un peu l’histoire du carrosse (AKA le Xpress) qui se transforme en citrouille (AKA l’Alumacraft 1236) ! 😦

Aïe. Je dois surtout me tracer de préparer. En commençant par brancher les batteries pour vérifier leur état de charge. Je les recharge toujours immédiatement après chaque sortie et je les rebranche toujours la veille d’une autre sortie afin de vérifier leur état. En sortant régulièrement et en les entretenant comme il faut (en particulier, je ne les laisse pas dehors quand il fait froid), elles durent assez longtemps. Il me faut aussi vérifier le Jé Boat qui n’est pas sorti depuis quelques semaines. Mais vu que je m’en occupe assez bien, en une petite heure tout est OK, les batteries sont sanglées, le thermique est remis en place, l’essence vérifiée.

Reste un soucis : le matériel (cannes, leurres). En effet, trop sûr de prendre le bateau de Fabien, j’ai pris trop de matos ! En fait, je prends toujours trop de matos, mais là j’en ai encore rajouté une couche étant donné que j’était sensé avoir de la place… Et je n’ai pas le temps de procéder à un nouveau tri. Bref ça restera comme ça.

Dimanche matin. 5h30, pas besoin de réveil car bébé se réveille. Je fais de mon mieux pour le rendormir et je pars vers 6 heures de la maison. Le bateau est attelé, j’ai peu de route à faire et je suis donc à 6h30 à la mise à l’eau. On installe tout le matériel et on descend le bateau sur la rampe la plus pourrie (des deux) vu qu’elle est libre. La température de l’air est à 12°C, je commence à regretter l’option short… Mais Météo France annonçait que le temps allait se lever vers 8h. Fabien démarre le thermique (au quart de tour le 9.9 ch !!!) et rejoint le ponton principal pendant que je vais garer la voiture. Certains ont un peu galéré sur l’autre rampe de mise à l’eau et du coup on a un peu de retard pour le briefing, mais rien de grave.

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7h50, Patrick appelle les 18 équipes inscrites à cette première manche pour le briefing qu’il fait très rapidement, si bien qu’on démarre à l’heure (8h). Il manque juste les frères Mantoux qui ont visiblement du mal à se réveiller… 🙂 On va commencer sans eux (en fait ils commenceront à pêcher vers 8h30).

Tous les bateaux démarrent calmement étant donnée la limitation de vitesse imposée (5 km/h : c’est pas rapide, honnêtement je vais plus vite à l’électrique ! 🙂 ). Tous, sauf un bateau, enfin bon c’est le même que d’habitude … ! Il se retrouve 100 mètres devant tout le monde et va se poser devant l’entrée du bras « l’île aux oiseaux ». C’est aussi notre destination, tout comme Cédric et Nicolas. On passe le boulet (et le goulet, aussi) et on rentre dans le bras, en commençant à pêcher. J’attaque au shad 6 pouces avec une palette et au bout d’une demi heure j’ai déjà sorti deux brochets juste sous la maille (genre 48 puis 45 cm…). On tourne un peu sur la zone, je vois un poisson plus petit rater mon leurre. On redescend un peu dans le vent et Fabien (qui utilise pour le coup une canne Hookers The Waterworks : merci Fred pour le prêt !!!) prend un grosse cartouche sur un Dexter Shad. Le leurre revient tout entaillé sur une partie sans hameçon, malheureusement. On repart vers le bout du bras et je prend une grosse baigne sur une tête d’herbier, suivie d’un démarrage puissant… Mais il s’agit d’une grosse carpe qui se décroche immédiatement. Fabien prend son jack aussi (45 cm environ).

Quelques bateaux arrivent sur la zone alors on se décide à sortir du bras pour pêcher une nouvelle zone. On se retrouve sur la ligne droite qui est bien balayée par le vent. On se gèle littéralement. Je galère à trouver et garder un cap dans les bourrasques… Et je me retrouve à distance de lancer du bateau incapable de respecter les limitations de vitesse… Étrange idée de son « capitaine » qui pense utile de me « rappeler » que je dois rester à 25 mètres d’eux… Or j’y suis, en tout cas à mon avis et même en tenant compte du fait que je lutte pour conserver une trajectoire correcte. Il faut dire que le Jé Boat se conduit uniquement « au pied » et que c’est un peu différent d’une télécommande (hey capitaine de mes deux, tu essaieras, surtout dans des conditions comme celles-là, et ensuite on en reparlera !)… D’ailleurs on est quasiment le seul bateau qui a encore un moteur sans télécommande. Au final, j’envoie proprement chier le « capitaine ». Il faut dire que le monsieur a déjà quelques dossiers (outre le non respect systématique des limitations de vitesse) et surtout plus « personnellement » avec nous, je n’oublie pas qu’ils nous ont déjà coupé deux fois des trajectoires, précisément en ne respectant pas les distances (et ces deux coups là, c’était pas genre 25 mètres tendance 20 mais plutôt 10-15 mètres…) : une fois à Stref il y a 2 ans (on avait halluciné avec un autre équipage en le voyant passer entre nous et une roselière, l’air de rien…) et une autre fois à Poses, il y a 2 ans aussi.

Ces télécommandes, honnêtement c’est très joli mais ça rend les gens pas très francs du collier. Mine de rien, l’œil en coin, ils te regardent (mais sans se faire voir, c’est là qu’est le vice !) et te viennent dans la tronche sans en avoir l’air (normal, ils regardent ailleurs ! en tout cas partout sauf vers toi…). Et toi, pauvre couillon qui leurs fait face (normal, tu es bien obligé de regarder devant ton bateau puisque tu luttes pour garder TA trajectoire avec ton moteur à commande à pied) tu te fais couper les trajectoires sans vraiment pouvoir dire grand chose.

Bref je suis bien énervé de m’être pris une réflexion totalement injustifiée par précisément un équipage qui ne devrait surtout pas la ramener sur des questions de respect du règlement. Du coup, deux minutes plus tard je bloque mon leurre en bordure et on galère pour me décrocher, le vent poussant notre coque contre la berge. On commence aussi à avoir vraiment froid. Mes jambes sont raides. Quelques mètres plus loin, sur, je pense, une fausse manœuvre (un coup de travers en 4ème suite à une vague un poil plus forte que les autres), je m’emmêle les pinceaux (pas très réveillés, les pinceaux), je pose mon pied sur le rebord rond (pour éviter les cannes), je me tords la cheville et me retrouve à la flotte… La canne vole à l’eau mais heureusement Fabien conserve l’équilibre. Sur le moment je suis bien (la flotte étant à 18,5°C, c’est toujours mieux que l’air) mais je remonte vite (encore une fois Fabien parvient à ne pas tomber pendant la manœuvre). Je sors le téléphone de ma poche (il sort de SAV, ça fait deux jours que je l’ai récupéré…) ainsi que les clés de voiture. En fait, je ne garde JAMAIS les clés ni le téléphone sur moi. Sauf ce jour-là, évidemment… On récupère la canne (info intéressante au passage : la Biwaa flotte ! 🙂 ) et Fabien démarre le thermique, direction le ponton. J’ai vraiment froid pendant le trajet, je saute sur le ponton.

Il est 9h30, je raconte rapidement à Patrick l’histoire et en profite pour porter réclamation contre le « capitaine » pour non respect de la limitation de vitesse. Patrick me répond que c’est OK, tout le monde ayant constaté l’infraction. Je me dirige vers la voiture, je n’arrête pas de trembler, du coup je galère un peu pour dételer la remorque. J’habite à 10-12 km de là donc je vais aller me changer et revenir au plus vite.

J’ajoute que je suis déjà tombé une fois à l’eau en compétition… Et c’était déjà à Choisy… En pêche du bord (pendant le premier concours « Night and Day) il y a 5 ans !!! Une de mes premiers concours sous la bannière FTF d’ailleurs, où j’avais terminé second ! 🙂 Différence notable : c’était en juin avec une température d’air à 20-25°C !!!

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Si vous voulez relire le report, ça se passe sur ce lien ! (c’était le second report de cannafish… alors que celui ci est le … 329ème ! 🙂 )

Autant dire que les chiens n’ont pas pissé après les roues. J’ai pris le temps de me passer sous une douche chaude quand même (mais sans savonner). Bébé était très étonné de me voir (marrant le « papa », index pointé vers moi pour signaler ma présence à Perrine, elle aussi étonnée) mais il n’a pas eu le temps de s’habituer, j’étais déjà reparti… Avec des vêtements chauds et la combinaison de pluie ! Faut jamais croire Météo France…

10h30 je suis de retour, quémandant un café à l’organisation pour me réchauffer un peu de l’intérieur (et en prenait un pour Fabien au passage). Une heure de perdue… Pendant mon absence Fabien a pris un autre poisson non maillé. On décide d’aller vers le nord du plan d’eau (c’est à dire de remonter la ligne droite du bassin d’aviron). On s’arrête dans une crique qui nous avait rapporté des perches il y a deux ans. Je passe donc en spinning (canne Hookers The Northern Light) avec un micro-jig (Jé Worm en trailer d’un Tiemco Mini Rubber) mais je ne vois pas de perches. Je passe au petit shad (RockVibe Shad 2 pouces) sur tête plombée, je prends alors une perche non maillée. Mais même avec ce petit leurre, je ne fais pas sortir de perches. Le coup de froid de la nuit semble les avoir vraiment ralenti… Tentative au petit jerk (B’Freeze 48), je prends une autre perche de 15 cm : ça n’est vraiment pas la folie ! Pendant ce temps là Fabien continue à pêcher le brochet en alternant les modèles de shads. Il m’annonce avoir pris une touche discrète puis, deux secondes plus tard, annonce poisson. Il ramène rapidement, mais prudemment, un poisson qui fait un peu moins de 60 cm. On est à moins de 100 mètres de la mise à l’eau, on va donc le faire peser instantanément. Il est 11 heures, verdict environ 1300 grammes pour Fabien !

On repart vite et on refait la zone. Etant donné que nous avons maintenant un poisson pesé, il ne sert plus à rien que je continue à pêcher (pour rien !) les perches. Je passe donc au brochet avec des shads de 5 ou 6 pouces. En remontant à l’électrique (le vent souffle en rafales : c’est pas super simple donc on galère et on pêche pas super bien !), je vois un gros remous derrière mon shad, à environ 15 mètres du bateau. Un poisson qui s’est retourné mais qui ne l’a pas pris. Je peste mais le bon côté des choses est qu’il y a de l’activité. Peu après, un poisson à priori non maillé (dur de savoir sans l’avoir sorti !) essaye à deux reprises de prendre mon shad mais je n’arrive pas à le piquer. On remonte puis on se laisse redescendre mais le vent nous pousse trop fort. Là encore, la dérive est difficile à pêcher correctement. Il est environ 12h quand on décide de dériver jusqu’à la zone du matin qui devrait être un peu plus abritée. Nous n’enregistrons pas de touche pendant un moment mais savons qu’un tout petit rien peut mettre les poissons en activité. Un coup de soleil, un changement dans le vent, on guette le petit truc qui les déclenchera mais il tarde à venir. On croise Cédric et Nicolas qui ont un brochet et une perche au compteur. A priori Nicolas s’est fait coupé par deux brochets en pêchant le bass. Bad luck! Fabien prend un autre brochet de 45 cm dans le fond du bras. On ressort et un joli poisson (75 cm environ) suit son shad jusqu’au bateau. En mode « je reste deux mètres derrière le leurre »… La zone a été pas mal pêchée mais on la sent bien alors on reste encore un peu. Et bing : je prend une petite tape sur un shad de 6 pouces (montage à palette) que je sanctionne correctement. Le poisson a l’air maillé, il arrive tranquillement au bateau et Fabien le récupère tranquillement dans l’épuisette. 65 cm environ, assez gras : on est contents. Il est 13 heures environ, il nous reste donc deux heures pour essayer de boucler le quota (de trois poissons). Malheureusement rien n’y fera. Pourtant nous aurons 2 ou 3 touches timides mais rien que nous ne parvenions à ferrer.

On se dirige donc vers la mise à l’eau vers 14h45, rendons la fiche et faisons peser le poisson qui fait 2000 grammes environ.

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Nous avons donc un vivier de 3369 grammes, ce qui est correct, sans plus. On attend le classement… Cédric et Nicolas sont 11èmes avec 1600 grammes. Le top 5 arrive et c’est (malheureusement) directement notre tour : 5èmes ! La compétition est remportée par un équipage local (des dragons de Choisy) qui ont le mérite d’avoir fait la date sur une barque de l’AAPPMA équipée uniquement d’un petit moteur thermique. Leurs dérives devaient aller vite dans les bourrasques… Mais une parfaite connaissance de leur terrain de jeu leur permet de faire 5626 grammes en deux poissons donc le big fish : 88 cm. Les frères Noël confirment leur super saison 2013-2014 en terminant seconds avec un quota brochets pour 5535 grammes tandis que le podium est complété par les retardataires du jour (qui confirment également leurs bons résultats de 2014), à savoir les frères Mantoux qui ont deux brochets et une perche pour 4402 grammes.

Je termine en remerciant, comme à chaque date, le groupe de bénévoles qui ont œuvré pour cette journée (sur place le jour J, mais aussi en amont) : Patrick, Sabine et Antoine (fidèles au poste) épaulés pour cette date par les dragons de Choisy.

Et pour finir une photo de Coco (sans poisson), parce que ça va apporter un max de vues au blog !!! 🙂

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7 Réponses to “DPN 2014-2015 : résultat 1ère manche Choisy”

  1. patibuleurre Says:

    GG les gars! Ce qui te sauvera toujours Jé, c’est ton bon caractère, lol! Par contre je trouve un peu léger de ne pas porter de gilet auto gonflant en toute occasion. Je te rappelle que tu dois désormais, et pour les 50 prochaines années, agir en « bon père de famille, re-lol.
    Marc

    • cannafish Says:

      Hello Marc (AKA LE lecteur de cannafish ! 😉 ) !
      Le gilet… Disons que quand il n’est pas obligatoire, on ne le porte pas c’est vrai et j’avoue que c’est pas bien. En fait on le porte quand il fait froid (la prochaine date, fin novembre, on le mettra ! Et de toute façon ça sera obligatoire…) ou quand on veut montrer le bon exemple (présence de public, d’enfants, …).
      Ce weekend je suis à la pêche, et je pense le porter. Surtout si je suis seul sur le bateau. Et d’ailleurs même si on est deux sur le Jé Boat, simplement car c’est précisément là qu’il est le plus simple d’être déséquilibré !!!

  2. thierry Says:

    Salut Jérôme,
    C’est un bon résultat tout de même,de plus si tu tiens compte du temps et aussi de la concentration perdu suite a cette belle leçon de « je m’en tape des autres et si je peux les mettre au l’eau c’est encore mieux ».
    La saison démarre bien,continuez tous les deux a nous faire rêver.
    Comment trouves tu les cannes hookers?

    • cannafish Says:

      Salut Thierry !
      Tu as raison, on s’en sort bien ! 🙂 Et on va continuer à faire ce qu’on peut, sans trop se prendre la tête.
      Pour les cannes, j’ai eu un peu plus de temps ce weekend pour les essayer. Je suis très agréablement surpris ! J’ai testé la spinning (« The Northern Light ») et deux castings (« The Chronic » et « The Waterworks ») et ça fait le boulot sans sourciller. Elles sont toutes les trois vraiment légères et on ressent bien ce qui se passe de l’autre côté de la tresse (les trois étaient équipées de tresse TUF). Les sensations avec un poisson sont bonnes, les courbures sont agréables (j’ai surtout vraiment fait travailler la spinning mais ce n’est pas de ma faute : ce sont les poissons qui décident ! 😉 ). J’attendais un tout petit peu plus de puissance de la part de « The Waterworks » qui est donnée pour 120 grammes au maximum mais en fait elle s’en sort vraiment très bien pour 90 grammes. Ensuite aussi mais on sent qu’il ne faut pas trop forcer (on sort de sa gamme de vraie puissance alors ça passe mais keep cool !). Mais c’est, somme toute, une très bonne canne à swimbaits (dans la gamme 30-90 grammes).
      Voilà j’espère avoir été complet. Je sortirai des tests plus complet quand je m’en serai servi un peu plus et dans d’autres conditions (pour être vraiment sûr de ce que j’avancerai).

  3. super article et belle histoire de pêche !!

  4. Le jé boat à la casse, vive le walleye boat!

    • cannafish Says:

      T’es un malade mon Tom… 🙂
      Il est top le Jé Boat !
      Extrêmement bien aménagé, très simple à mettre à l’eau (vue la tronche de nos mises à l’eau nordique, il vaut mieux !!!). Bref extrêmement complémentaire d’un bateau plus grand.
      Un jour, je l’aurai !!! 😉

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