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Challenge Carnassiers 2015 Nogent-sur-Seine : résultat !

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days with tags , , , , on 14 septembre 2015 by cannafish

Bonjour !

Alors… Déjà je rassure mes lecteurs : je ne suis pas tombé à l’eau samedi !!! 🙂 Mais j’ai tout de même terminé la journée complètement trempé ! 😉

Ensuite, vis-à-vis de l’article précédent sur mon blog (voir ICI), j’avoue être assez content de notre résultat. Je m’en suis tenu à la stratégie évoquée et à la sélection de matériel effectuée. Ça m’a permis de faire du poisson. Notre résultat n’est pas mauvais, avec un peu de réussite ou de chance on aurait pu faire un tout petit peu mieux. Mais bon, 6èmes sur 30 équipages c’est déjà bien ! Et surtout en faisant du poisson !!! 🙂

Niveau pêche, ça n’a pas été autant la fête que prévu. Je pensais naïvement qu’il y aurait beaucoup d’herbiers et que les poissons seraient en trans car jamais pêché mais ça n’a pas été aussi simple que ça. Enfin bon, il y a quand même 10 fois plus de poissons capturés que sur une manche du Défi Nord ou du GN, mais bon on en veut toujours plus ! 😉

Déjà, je dois souligner le travail incroyable réalisé par l’AAPPMA de Nogent-sur-Seine. Obtenir l’autorisation de pêcher le bassin de la centrale, mettre en place deux mises à l’eau vraiment top (passage du gyro-broyeur, etc.) et évidemment tout le boulot de préparation de la date : vraiment c’est un travail colossal qu’Emmanuel, Arnaud et leurs acolytes ont réalisé : et de surcroit extrêmement bien réalisé ! Niveau ambiance c’était encore très sympa mais on sent quand même une évolution par rapport à l’an passé. Certains concurrents en veulent vraiment et ne sont pas trop là pour rigoler. Bon, tant que ça ne concerne qu’une poignée de bateaux, ça ne nous dérange pas. Quand ça sera trop important (et donc pesant), on passera simplement notre tour… Ben oui les gars, c’est pas la coupe du monde : c’est le Challenge Carnassiers de Nogent-sur-Seine ! 😉

Parlons peu, parlons pêche à présent ! Donc les herbiers n’étaient pas très imposants. Un tapis uniforme, ponctué par quelques plages de sable. Par endroits (rares endroits !) il y avait quelques herbiers qui montaient un peu mais rien de vraiment dense. L’eau était extrêmement claire. Et pour finir il y avait beaucoup de bateaux sur l’eau. Honnêtement, 30 bateaux c’était trop. 20 ça aurait été bien. Ou à la rigueur les bateaux tels que mais pas les commissaires avec moteurs thermiques, surtout pour mettre trois minutes à le démarrer pour finalement s’arrêter 20 mètres plus loin… Chapeau au passage au commissaire « écolo » qui a passé la journée sur son kayak, et ceci malgré les averses drues ! Il était efficace dans ses déplacements et discret : vraiment le top ! Et en plus super sympa !

8 heures précises donc, le départ est donné. Pour le moment le ciel est juste couvert mais il n’y a pas de pluie. Quelques furieux s’élancent vite (certains bateaux avaient le moteur électrique avant ainsi que deux moteurs électriques arrières !) tandis qu’on y va molo. On passe le pont sans avoir encore trop pêché, car il y a pas mal de monde en chemin. On commence juste après le pont, en voyant sortir quelques poissons (brochets puis perche de 45 cm). Je pêche au shad à palette et prends régulièrement des petites tapes. Des perches… Je passe rapidement au souple mais je prends beaucoup de non maillées. Fabien passe au jerk et fais également suivre des perches. J’en pique une maillée au G-Tail Saturn 2.5 monté sur tête plombée Hookers 2,5g. On voit encore un ou deux brochets maillés se faire prendre, ça commence à nous peser de ne pas prendre de touche. Finalement je ferre un poisson de 45 sur un Fat RockVibe Shad 4 pouces monté sur jig football. On continue sur la même berge (en évitant les bateaux qui ne savent pas faire une dérive : honnêtement ça m’a quand même bien gonflé toute la journée de me faire couper la route en permanence…) et on rentre encore quelques petits brochets. Fabien pêche au spinner et rentre une perche maillée. Un commissaire la voit et arrive vers nous, on en profite pour mesurer les deux perches. Un peu plus loin je vois un brochet de 60-65 faire demi-tour derrière mon Divinatör puis je prends aussi une perche maillée avec ce même leurre. On va faire un tour vers le fond du plan d’eau et on voit encore quelques poissons (non maillés surtout) se faire prendre. Un équipage statique enchaîne devant nous une surprenante série de un poisson par lancer (petits brochets et petites perches). La pluie et le vent font leur apparition vers 10h30. On reprend l’autre berge, je place le bateau à 15 mètres de la berge pour pouvoir pêcher au shad devant tandis que Fabien pêche plus précisément au jerk la zone frondaisons et cassure. Il nous sort ainsi un brochet de 57 cm. Piqué juste au bord, on a eu chaud. Le temps de mesurer et trois bateaux sont autour de nous… Les averses s’enchainent avec même quelques coups de tonnerre. On poursuit la berge et je prends une première touche mais je ne parviens pas à piquer le poisson. Un peu plus loin, nouvelle touche que je ferre cette fois. Le poisson vient, on le voit (il fait 65 cm environ) mais je le décroche à trois mètres du bateau. Je m’en veux pas mal… On reprend, Fabien pique un poisson de 51 cm au spinner dans une zone peu profonde (et riche en herbiers). Encore une fois, le temps de faire la mesure on dérive un peu et deux bateaux se sont placés là où Fabien a fait le poisson… On repart dans l’autre sens du coup, et c’est à mon tour de faire un brochet, à la lame Tiemco ! 53 cm, piqué sur le bout du museau encore, mais dans le dur cette fois ! Il est midi, soit l’heure de se planquer un peu pour faire le plein de forces. On mange à côté d’un équipage qui a rentré deux beaux brochets. Le classement provisoire est annoncé, on sort 8èmes à la pause avec 2m40 environ. Un peu déçus, on se prépare pour la suite, soit une après-midi pluvieuse…

14h et des brouettes (ben oui, grâce aux indisciplinés incapables d’attendre à un endroit que le départ soit donné, on doit attendre…) on repart. Les furieux partent à nouveau à fond tandis qu’on y va doucement. On ne voit plus du tout de perches, c’est la première information. On ne voit plus de concurrents sortir de poissons non plus, ils commencent à se méfier les cocos… Fabien prend quand même un gros stop sur un shad Fox mais le poisson a gobé le leurre par le travers, laissant simplement de belles traces sur les flancs. On philosophe un peu sur ce poisson (s’il avait attaqué un peu autrement, il se serait piqué ! Bref ça se joue à un poil de c.. hance !, comme souvent ! Mais il faut avouer qu’avec Poupou on n’a jamais le petit coup de pouce du destin qui ferait pencher la balance de notre côté. Enfin bon, tant qu’on s’amuse ça va !) qui nous aurait fait du bien… Le temps pour Fabien de me signaler une zone un peu délaissée par les autres concurrents. On y arrive, on stoppe les moteurs, je lance un Fat RVS 6.5 (monté sur une tête football de 12 grammes) et la châtaigne ne se fait pas attendre… Prudemment, je le ramène. Il est chouette, piqué au coin par le triple voleur. Il rentre dans l’épuisette : 75 cm. Comme vous le voyez, je suis trempé… Et j’ai grand besoin que mon coiffeur sorte de prison… 🙂

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On était seuls sur cette zone mais d’un coup quatre bateaux nous entourent. Bref on repart le long de la berge qui a rapporté son premier poisson à Fabien. En route, Fabien fait suivre des perches dont quelques maillées. En fait un banc de fourrage est apparu en surface et elles sont juste en dessous. Je passe au G-Tail Saturn 2.5 sur TP Hookers 2,5g et je rentre une dizaine de perches. Malheureusement seulement deux sont maillés : 25,5 cm chacune ! On termine le concours trempés et sans ajouter d’autre poisson à notre feuille de marque.

Bilan, avec 4 brochets et 5 perches maillées on devrait rester dans le top 10 et peut-être améliorer un peu notre classement car il ne s’est pas fait beaucoup de poissons sur l’après midi. Les places défilent et notre tour arrive : 6èmes avec 3696 points (1 point = 1 mm donc on a 3,7 m de poissons). Un poil déçus tout de même, surtout qu’on termine à moins d’une perche des 5èmes et même des 4èmes qui ont 3950 poins (les vainqueurs de l’an passé, qui avaient d’ailleurs également juste une perche d’avance sur nous en 2014 !). Gene Eddy termine 3ème avec 4289 points, les seconds ont 4290 (avec une grosse matinée où ils ont enchainé deux beaux brochets puis les perches maillées !). Notons que nous terminons donc à 1 brochet maillé, ou 2 perches, des troisièmes et des seconds. Enfin, les vainqueurs ont 5432 points soit l’équivalent de trois brochets de 60 cm d’avance sur nous (quand même).

Une petite photo d’ambiance pour finir… 🙂 On voit le chemin de mise à l’eau, les deux cheminées de la centrale et un Poupou trempé ! 😦

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Au total il y aura eu 66 brochets et 40 perches de comptabilisés pendant cette journée. Voici le classement détaillé du top 10 pour ceux qui ne l’auraient pas trouvé (je l’ai recopié, c’est possible que j’ai une ou deux erreurs…) :

 classement

Pour proposer une conclusion (surtout suite à l’article concernant la préparation de cette date), j’ai envie de me demander comment aurait-on pu faire mieux !? C’est ce qu’on se demande à chaque fois en fait. Peut-être en rentrant les trois touches de brochets que nous n’avons pas concrétisées. Mais ça reste utopique car, objectivement, on ne peut pas rentrer tous les poissons touchés. En ce qui concerne les brochets on réalise un 4 sur 5 (car je décroche un poisson) et on manque donc deux touches (mais on ne sait pas vraiment si ces deux-là étaient maillés surtout qu’on a quand même sorti beaucoup de brochets non maillés). On peut dire que 80%, c’est pas trop mal. Nous n’avons pas croisé d’autres brochets, ni de grand brochet d’ailleurs. Pourtant il s’en est fait ! Mais ça reste aussi (pas seulement…) une question de chance. On n’a commencé là où on a pu commencer, simplement. Si on avait démarré vingt mètres à côté on aurait peut-être eu la chance, comme pas mal de concurrents (niveau répartition des captures, il y a eu 1 brochet de plus du mètre, 9 entre 90 et 100 cm et 12 entre 80 et 90 cm), de rentrer rapidement un poisson de 80 cm ou plus. Donc ça, je ne pense pas qu’on ait pu changer la donne, surtout sur un plan d’eau inconnu. Le point à améliorer aurait donc pu être notre résultat sur les perches (pourtant c’est sensé être mon point fort…). Alors pour le coup, c’est vrai que je n’ai pas cherché la perche très longtemps dans le concours, le faisant simplement quand nous en avions vu suivre notre leurre ou quand ça sentait fort la perche. On n’a pas vu de jolies mémères. Mais j’ai rentré des perches maillées dès que l’occasion s’est présentée. Seul bémol, en étant à l’avant du bateau je pêche essentiellement au shad, en balayant les 90° de devant (45° de chaque côté de l’axe du bateau). Ma mission est de rentrer les poissons sur lesquels ont pourrait passer. Pas forcément des gros d’ailleurs, du coup j’utilise des shads de taille moyenne : 5 ou 6 pouces pour l’essentiel. Fabien pêche aussi beaucoup au shad (idem voir bien plus gros) mais il alterne un peu plus. Spinner, jerk comme on l’a vu. En tout cas, je ne peux pas trop me mettre à pêcher la perche (en tout cas comme j’aime le faire : c’est-à-dire assez léger et lentement) simplement car nous sommes assez souvent en mouvement (lent, mais mouvement tout de même) afin de couvrir du terrain et, plus simplement, de faire notre dérive correctement. Du coup, on devrait peut-être plus penser à stopper vraiment le bateau (voir à ancrer comme certains). C’est peut-être le prochain axe à expérimenter… 🙂

J’essaierai d’ajouter des photos à l’article dès que les organisateurs les auront diffusées ! Encore merci à eux pour cette journée !!!

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Challenge Carnassiers 2015 et centrale nucléaire !

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days with tags , , , , , on 9 septembre 2015 by cannafish

Bonjour !
Juste un mot pour vous dire que samedi (12 septembre 2015) Fabien et moi nous serons présents au Challenge Carnassiers 2015 de Nogent-sur-Seine, opus 2015. Après une expérience très sympathique en 2014 (vous pouvez relire le report : https://cannafish.wordpress.com/2014/09/23/challenge-carnassiers-nogent-sur-seine-20-septembre-2014-resultat/), nous avons décidé de nous inscrire à nouveau.

Par contre changement de plan d’eau, en effet cette année nous pêcherons le plan d’eau de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Âmes sensibles s’abstenir !!! Perso ça me fait bien délirer ! Surtout avec une mise à l’eau avenue Henri Becquerel… 🙂

CentraleNogent

Sur la vue du ciel ci-dessus on voit la centrale, les cheminées d’où sortent les panaches de fumée et le plan d’eau (en banane au sud de la centrale). Notons que ce lac est d’ordinaire complètement interdit à la pêche. Reste à savoir si les poissons présents seront mordeurs… Réponse en début de semaine prochaine !

Mais en attendant, je vous prépare pour vendredi soir ou plutôt samedi matin (on va pas tout dire aux concurrents… 🙂 ) un petit report avec la préparation de mon matériel pour cette sortie (plus généralement que pour un concours). D’après les discussions que j’ai eu la chance d’avoir avec certains des lecteurs du blog, la préparation (le pourquoi du comment on fait tel ou tel choix) du matériel les intéresse tout autant (voir plus !) que les prises enregistrées. Donc je vais laisser glisser mes réflexions sur une page du blog. Et on verra la semaine prochaine si mes choix ont été pertinents ! 🙂

Les compétitions en France… Une vitrine pas si bonne que ça…

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days on 21 juillet 2014 by cannafish

Suite à notre saison (de compétition Défi Prédators Nord) en demi teinte, j’ai pas mal cogité. Oui, comme souvent. 🙂

Bon, OK, on est mauvais. Passons. 🙂 Mais quid des autres compétiteurs ? En fait, c’est pas vraiment beaucoup mieux…

Mise en garde nécessaire : ce que je vais écrire ici ne vise aucunement le Défi Prédators Nord. C’est valable, je crois, pour tous les circuits (GN Carla, autres Défis, …), tous les modes de pêche (street, float ou boat) et toutes les dates, … Car aussi loin que je me souvienne (j’ai débuté en Street AFCPL et en fait même avant cette « officialisation » avec les concours du bord « APNLE » !) les scores n’ont jamais été géniaux (mis à part au street de Paris sur lequel j’avais vraiment mis tout le monde d’accord… Et oui c’est la séquence frime, parce que je le vaux bien ! https://cannafish.wordpress.com/2009/10/18/resultat-street-fishing-afcpl-de-paris/ )…

Le bilan global que ma modeste expérience permet de tirer est donc que nos parcours ne sont franchement pas très poissonneux. En effet, les quotas sont très durs à obtenir.

Un des exemples le plus frappant est la dernière date de notre saison de Défi Nord, Amance, dont voici les scores :

Classement Noms Poids
1 S. Noël – N. Noël 2363
2 G-E. Mantoux – S. Mantoux 2180
3 A. Le Calvé – J-L. Cosseron 2052
4 C. Michaud – N. Delanoe 1419
5 C. Bindel – A. Bindel 0
6 C. Dupont – F. François 0
7 A. Prugnot – A. Videlo 0
8 J. Détry – B. Bertin 0
9 D. Ortillon – A. Penagos 0
10 S. Baer – D. Leite 0
11 J. Roetynck – L. Roetynck 0
12 A. Even – S. Boulay 0
13 C. Guépin – N. Legrand 0
14 J. Palaudoux – F. Tournelle 0
15 J. Daudé – J. De Freitas 0
16 J-M. Vanhove – B. Vanhove 0
17 R. Hussenet – B. Duru 0
18 R. Hayashi – G. Gillet 0
19 C. Vallée – P. Vallée 0
20 A. Mercier – P. Ledoux 0

J’ai déjà parlé longuement de cette dernière date du DPN opus 2013-2014 vu que j’étais bien dégoûté de notre sublime potentiel quota s’avérant être un capot (https://cannafish.wordpress.com/2014/06/11/amance-derniere-date-du-dpn-2013-2014/) ; mais pour résumer, sur 20 équipages seulement 4 ont fait des poissons. Prises très rapides à énumérer : 3 brochets et 2 perches : 5 poissons comptabilisés. Vous en conviendrez, c’est chaud…

Sur les 4 dates du DPN 2013-2014, je ne pense même pas qu’à chaque date il y ait eu un quota (rappelons que le quota est à 3 poissons sur le DPN) de réalisé (je veux dire qu’il y a eu des quotas, mais même pas 4 dans la saison…) !!! Et, globalement (statistiquement), la moitié des compétiteurs seulement fait du poisson (un poisson ou deux, mais le plus souvent un !). Tristes constats… Dur dans ces conditions pour les compétiteurs de mettre en place des stratégies puisque les poissons manquent cruellement pour les valider (les stratégies)…

On peut tout d’abord évidemment incriminer les participants. Mais pour avoir eu la chance d’observer des compétitions dans d’autres pays, globalement le niveau des français n’est pas si mauvais que ça. Les résultats des français s’expatriant pêcher en compétition à l’étranger (USA) tendent aussi à valider ce bon niveau moyen des pêcheurs français (attention : je ne remet ici absolument pas en cause la valeur de ces pionniers ! Il vaut mieux préciser les choses.).

Quelle autre excuse est alors possible ? Les conditions de pêche rencontrées ? Certes, les conditions, météo en particulier, reviennent souvent comme excuse récurrente. Et tout à fait valable !!! Un front froid juste avant une date, un jour sans vent, des trombes d’eau ou encore une journée extrêmement chaude et ensoleillée : autant de conditions qui surviennent fréquemment et au surtout mauvais moment, surtout si l’on ne sait pas trop comment les gérer !

Les résultats récents du National Bass 2014 (épreuve GN Carla ayant eu lieu le week-end dernier : 16-18 juillet 2014) vont dans le sens de ce bilan (à savoir que le manque de résultat vient du cruel manque de poisson souvent couplé à une météo défavorable !), à mon humble avis. Attention je n’y étais pas présent, mon analyse est uniquement basée sur ce que j’ai pu en lire et regarder (merci à (essentiellement) Fred Marre et Sylvain Garza pour les fils rouges FB !) tout le week-end. Le Lot est une rivière magnifique sur laquelle beaucoup d’entre nous ont des souvenirs merveilleux. Bref. Bilan du week-end de compétition : peu de quotas une fois encore… Alors certes, la météo était encore dure pour les pêcheurs et les poissons avec une canicule orageuse le samedi. Etant donné que le vendredi précédent la date était une journée de préfishing autorisé, j’avais grand peur pour le dimanche (poissons sollicités le vendredi puis le samedi…). C’est d’ailleurs une des raisons qui a fait que je ne me suis pas inscrit à cette date (avec 1) les frais liés au kilomètres, 2) l’obligation de poser 2 jours de congés en plus du week-end et 3) la période très estivale choisie pour ce concours). Or le coup de vent et le rafraîchissement attendus pour le dimanche pouvaient tout changer et justement faire bouger des poissons jusque là apathiques. Hélas l’orage a écourté la manche et ne permet donc pas de dire ce qu’il en est réellement. Bilan donc, peu de quotas (à 5 poissons pour cet événement) puisque sur les 2 jours, à 38 équipes (et pas des manchots en plus !) seulement 3 quotas ont été réalisés (3 le samedi ; et donc aucun le dimanche)…

En bilan, disons que je pense que le fond du problème est la quantité de poissons. Quelle tristesse sur la majorité des parcours français ! Organiser des compétitions sur de tels parcours est, osons les mots, suicidaire. Et c’est peut être aussi finalement pour ça que les marques ne misent franchement pas sur la compèt ! Et oui, pour vendre des leurres, le mieux est quand même de montrer qu’ils sont capables de faire du poisson. Or dans les conditions des compétitions… C’est une triste démonstration ! Il vaut donc mieux approvisionner des « sponsos » (moyennant règlement des leurres, of course…) assez malins pour avoir leurs entrées dans des domaines « cachés » ou encore des privés bien gérés que de soutenir un brave duo de couillons de compétiteurs qui se cogneront plusieurs centaines voire milliers de kilomètres dans la saison, accumulant les dépenses et la fatigue pour au final avoir une chance sur deux (statistiquement, en gros) de terminer carreau à telle ou telle date…

Les AAPPMAs bénévoles risquent elles aussi gros à organiser des concours. En effet, quel plaisir peuvent-elles trouver à voir 20 équipages (ou plus) se morfondre et maudire leurs parcours ? Quel image est ainsi véhiculée ? Une bien piètre image. Celle de lots de pêche peu poissonneux et/ou mal gérés. Or ce n’est pas toujours le cas : oui, il y a des gestionnaires qui travaillent bien, ou tout du moins qui essayent ! Le choix des dates est important. J’imagine (j’espère !!!) que si nous avions pêché Sandrancourt et surtout Amance en automne ou début d’hiver (à la place du printemps / début d’été), les résultats auraient été très différents (dur de faire pire de toute façon). Idem pour le National Bass : avec une météo plus douce il y aurait certainement eu beaucoup plus de quotas !

Les instances dirigeantes de la pêche (FPPMA et FNPF) sont également (largement) à blâmer. Mais là on touche un mal plus profond : la gestion de nos parcours… Et d’ailleurs elles ne s’y trompent pas et ne soutiennent que très (trop) rarement les concours. Et oui ma pauv’ Lucette : les feux de la rampe que pourraient apporter un gros concours ne servent finalement qu’à une chose : montrer la pauvreté des populations piscicoles françaises. Et donc de montrer les lacunes de gestion, ou plutôt les trous béants de la non gestion de certains parcours… Notons que les populations de poissons blancs se portent mieux que celles de carnassiers : alors la FNPF pourrait crier « vive la pêche au coup ! » et miser massivement dessus…

Tout ceci me fait réfléchir sur les notions de quotas et de mailles. Quel sens a la notion de quota si quasiment personne ne peut le réaliser ou même plus simplement faire tourner son vivier !? Quel sens à le mot maille si les poissons capturés ont du mal à dépasser celle-ci ? Après, on ne peut pas faire n’importe quoi à ce sujet là, éthique oblige… Je n’en dirai pas plus sur le sujet. Mais ça me fait repenser à un article : je relisais il y a peu une vieille (relativisons : elle date de 2012 mais reste d’actualité) interview de David Dubreuil (http://bass-ac.over-blog.com/article-dubreuil-et-la-competition-103834187.html). Je vous invite à la lire également !

J’arrête là pour aujourd’hui mais il aurait encore énormément à dire… En particulier sur la gestion des cours d’eau français ! (même si j’ai commencé un peu)

Potentiel nouveau système de pesée : Shimano water weigh-in system

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests with tags , on 7 février 2014 by cannafish

Bonjour !

Je suis ce procédé depuis quelques temps et je voulais en parler, essentiellement aux organisateurs de compétitions (quelles qu’elles soient…). Enfin surtout à ceux qui ont adopté un système de pesée des viviers (et non de mesure). Je ne prétends pas que ce système soit simple à mettre en place (quoi que, objectivement je n’y vois aucune difficulté supplémentaire…) mais je crois qu’il serait bon d’y songer. Le principe est simple : plutôt que de peser le poisson (avec le stress que ça engendre, sans compter le fait que le poisson morfle pas mal au contact des parois du système de pesée, …), il suffit de peser le poisson dans sonélément.

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L’un des plus gros problème d’un système « traditionnel » de pesée est que les poissons sont privés d’oxygène. Simplement car ils sont pesés à l’air. A ceci s’ajoutent les soucis de « contacts » des poissons entre eux ou avec le système de pesée. Autant de séquelles (blessures) possibles qui peuvent conduire à des infections. La solution : peser les poissons dans l’eau !

Pour simplifier la compréhension, voici un petit schéma « maison » (indulgence svp…) :

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Pour ceux qui veulent plus de détails, il faut regarder le lien donné en bas de cet article. En tout cas, à condition d’avoir une balance digitale, ce système ne nécessite pas plus d’intendance qu’un autre système de pesée…

J’ajoute même que dans le cas des balances à cadran, il suffit de procéder en 2 étapes : 1) peser l’eau présente avec le panier de pesée puis 2) de peser strictement la même chose une fois le poisson ajouté. Et de faire une simple soustraction… Le poids pesé en 1 peut d’ailleurs être ajusté par ajout ou retrait d’un peu d’eau (si 10,000 kilos d’eau + panier : 15,450 kg une fois le poisson ajouté : le poisson fait 5, 450 grammes !)…

Pour la suite, je traduis simplement la « fiche » (résumé), en simplifiant tout de même pas mal :

Vous êtes vous déjà demandé ce qu’un poisson aurait à dire aux pêcheurs et organisateurs de compétitions ? Ils diraient sûrement qu’il faut trouver de nouvelles solutions pour améliorer notre façon de les manipuler pendant la pesée ainsi que le relâché après la pesée. Depuis 2001, Shimano a investit dans un partenariat avec le Dr Bruce Tufts et l’université du Queen’s à Kingston (Ontario) ainsi que le Natural Sciences and Engineering Research Council (Canada). Le Dr Tufts est un ichtyologue « physiologiste », reconnu internationalement comme expert dans le domaine dans le « catch and release ». Depuis 1994, ses résultats ont été publié aussi bien dans des revues scientifiques que dans des magazines grand public traitant des loisirs en extérieur. Publications aussi bien aux états unis qu’au Canada.

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Rapidement, ils ont développé un système de manipulation « fish-friendly » (respectant les poissons) et simple à mettre en oeuvre. Les poissons ont l’air de beaucoup mieux supporter les manipulations dues à ce type de pesée. En effet, la recherche scientifique montre que le processus de pesée est le plus critique pour les poissons capturés dans un tournois après lequel ils seront relâchés vivants. Le système Shimano permet de respecter la physiologie des poissons. Un petit guide a été développé, permettant aux organisateurs de l’utiliser.
Parfois, il faut juste écouter les poissons…

Fly versus Jerk

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, fly Fishing with tags , , on 27 janvier 2014 by cannafish

Dans la lignée de présentation de compétitions « filmées » venant d’un peu partout (dans le monde), passons un peu de temps en Suède avec l’excellente idée « Fly versus Jerk », comprenez par là « mouche contre leurre ». Le concept n’est pas tout à fait nouveau et c’est déjà le 5ème opus de la série : Le but est simple : pêcher des brochets !!!

Deux équipes s’affrontent pendant trois jour, elles peuvent aller où elles veulent en Suède pour rechercher le brochet. Il faut juste que chacune des deux équipes soit de retour à 22h à un endroit donné le soir du 3ème jour de compétition. Chaque jour, deux points sont distribués : un point pour l’équipe ayant capturé le plus grand nombre de poissons et un point pour l’équipe ayant pris le plus gros poisson (les poissons sont pesés).

Côté mouche, on retrouve Thomas Søbirk et Niklaus Bauer (Vision) :

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Stefan Trumstedt (CWC, que vous avez pu rencontrer au salon de Clermont 2014) et Claes Claesson (Abu Garcia) composent la team Jerk.

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Voici les affiches « annonces » des quatre premiers épisodes (les trois jours de pêche de « Fly vs Jerk 5 » sont décomposés en six parties) :

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Honnêtement, je pensais que l’équipe Jerk allait remporter le tournoi, empochant les points quotidiens du plus gros poisson et laissant un ou deux points « nombre » à l’équipe Fly… Que nenni… Et franchement j’ai vraiment apprécié le déroulement et le découpage. Vous pouvez retrouver ces vidéos sur l’excellent site kanalgratis.se ou directement (le lien vous guide vers « Fly versus Jerk saison 5, épisode 1 ») :

Major League Fishing: Saison 3 – 4ème tournois

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, revue de presse with tags , on 24 janvier 2014 by cannafish

Bonjour,

Je voulais faire une présentation de ce show télévisé à l’Américaine. Cette compétition financée par une marque de l’agro-alimentaire « Jack Link’s » (spécialisée dans la viande séchée), une chaîne TV du câble « Outdoor Channel » et différents sponsors (Bass Pro Shop, Nitro, Berkley, Geico, Yeti Coolers, …), permet de retrouver 24 grands compétiteurs de pêche du Black Bass des USA, jeunes et moins jeunes.

Sélectionnés par affinité, notoriété, crédibilité, fans clubs, show-men, etc. : les raisons sont multiples et ne reflètent pas totalement l’avis des auditeurs.

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Personnellement cela m’a permis de découvrir des compétiteurs renommés et qui me paraissent désormais très sympathique, je pense notamment à Shaw Grisby, Greg Hackney, Jeff Kriet ou Brent Ehrler, alors que jusque là mon intérêt se portait essentiellement sur Skeet Reese, Kevin VanDam, Mike « Ike » Iaconelli ou même Ish Monroe. Pourquoi je me limitais à ces quatre compétiteurs ? Simplement car ces personnages ont été médiatisés en France, de plus Skeet était venu au salon de Clermont-Ferrand. Il y a bien entendu d’autres compétiteurs connus pour leurs leurres créés ou signés.

Alpena2014

Autre intérêt : la jolie présentatrice, Sheli Sanders… 🙂

Kriet

Je n’ai pas connaissance d’un prix ou gain pour le vainqueur du tournois, mais seulement des félicitations des autres compétiteurs et d’un peu plus de notoriété. Ils y voient leur intérêt pour garder leurs sponsors et en trouver de nouveau. Ils sont probablement rémunérés comme un salarié et surtout n’ont rien à débourser, frais d’hébergements et de nourritures. Idem en dehors des cannes, moulinets et leurres, l’intégralité du matériel est fournie : bateaux, moteurs, vêtements, gilets de sauvetage, … Je ne sais pas ce qu’il en est concernant les sondeurs car les deux marques (Humminbird et Lowrance) sont présentes suivant le compétiteur, j’imagine que chacun apporte celui avec lequel il est à l’aise, en revanche il doit être vide de toute information.

Le concept est également particulier car les compétiteurs connaissent le lieu de la compétition au dernier moment, et n’ont donc pas le temps de la préparer. Il n’y a également pas de pré-fishing comme sur un tournoi traditionnel.

Ike_Shoe

Pour moi, les intérêts sont multiples :

–          voir ces grands compétiteurs en action de pêche,

–          leur comportement face aux différentes situations,

–          leur stratégie,

–          la connaissance du vivier de chacun en temps réel,

–          leurs coups de gueule,

–          les poissons,

–          le suspens,

–          …

Précisons que chaque compétiteur est accompagné sur son bateau par un commissaire en charge de peser les poissons, de contrôler ce qui doit l’être et de faire appliquer les pénalités, ainsi que par un cameraman ce qui nous permet d’obtenir ce programme.

Pour cette nouvelle saison, et cette 4ème compétition (la première saison, 2012, il n’y avait qu’un tournoi puis en 2013 il y en eu 2 !), le lieu choisi est le lac d’Alpena dans le Michigan.

Pourquoi cette date et ce lieu ? La semaine précédente s’est déroulée une compétition « Elite Séries » sur le lac St Clair dans le même état. J’imagine qu’il paraît plus simple de convier ces compétiteurs à proximité de leur dernière compétition, sans marcher sur les pieds des compétitions du circuit Bassmaster.

Hackney Croco

Un mot concernant le déroulement de l’épreuve (traduction) :

Le concours est composé de trois phases, se déroulant sur six jours.

  1. a.      le round 1 (phases éliminatoires) se déroulera sur les 3 premiers jours (Day 1, 2 et 3),
  2. b.      le round 2 (phases de la mort subite) couvrira les 2 jours suivants (Day 4 et 5),
  3. c.       le round 3 (phase finale) se tiendra la dernière journée (Day 6).

 

2. ROUND 1 : Éliminatoires
a. Au cours de la phase éliminatoire, les pêcheurs seront divisés en trois groupes de huit pêcheurs chacun : Groupes 1, 2 et 3.

b. Le groupe 1 sera en compétition le jour 1, groupe 2 le jour 2 et le groupe 3 le jour 3.

c. MLF déterminera les pêcheurs de chaque groupe.

d. Le jour 1, les 4 pêcheurs du groupe 1 avec le plus haut total de poids de « scorables Bass » (bass maillés ou keepers) durant une journée complète de compétition se qualifieront pour la phase de mort subite.
e. Les mêmes critères de la phase 1 seront utilisés avec les groupes 2 et 3 : 4 pêcheurs avec les totaux de poids plus chaque jour passeront à la phase de mort subite.

f. Le nombre total de pêcheurs qualifiés pour la phase de la mort subite est de 12.


3. ROUND 2 : Phase de la mort subite

a. Lors de la phase de la mort subite, les 12 pêcheurs qualifiés (au Round 1) seront divisés en deux groupes de six pêcheurs chacun : Groupes 1 et 2.

b. Les pêcheurs du groupe 1 seront en compétition le jour 4, Groupe 2 le jour 5.

c. MLF utilise un  » système de semis » en fonction des résultats de la phase éliminatoire pour établir le placement des pêcheurs dans les groupes 1 ou 2. MLF dispatche les groupes en fonction de la réussite (ou de l’échec) des pêcheurs lors de la phase précédente.

d. MLF communiquera un poids de qualification (poids minimum à atteindre) pour les deux jours de compétition de la phase de mort subite sur la base des conditions actuelles de pêche.

e. Le poids de qualification sera déterminé par le commissaire de la Ligue après qu’il ait consulté un représentant pêcheur et/ou d’autres consultants de son choix.

f. Les poids de qualification seront établis pour chacun des deux jours, et seront annoncés au plus tard 12 heures avant le début de la compétition de ce tour.

g. Les trois premiers pêcheurs de la phase de mort subite du groupe 1 et les trois premiers pêcheurs de la phase de mort subite du groupe 2 à atteindre le poids de qualification fixés pour leurs jours de compétition se qualifieront pour la phase finale.

h. Si l’un ou les trois pêcheurs ne parviennent pas à atteindre le poids de qualification, le(s) compétiteur(s) qualifiés seront déterminés par le poids total de Bass maillés pris au cours d’une journée complète de compétition.
i. Le nombre total de pêcheurs qualifiés pour la phase finale est de 6.


4. ROUND 3 : Finale

a. La phase finale sera composée des trois pêcheurs qualifiés de chaque mort subite : du Groupe 1 et du Groupe 2.

b. Au cours de la finale, le compétiteur avec le plus grand poids total de Bass maillés sera déclaré vainqueur.

Si vous voulez plus d’information concernant le règlement, vous pouvez regarder sur le site REGLEMENT et éventuellement traduire avec Google si votre anglais n’est pas parfait. Il y a également règles et surtout les pénalités intéressantes (en bref : deux minutes de pénalités sont données lorsqu’un compétiteur relâche une poisson trop « brusquement » ou lorsqu’il pêche hors zone ou encore lorsque le poisson touche le sol du bateau… Des petits rien de bonne conduite qui sont bienvenus dans le monde de la compèt bass US…).

Si vous êtes sceptique, je vous convie à créer un compte ICI et regarder les deux épisodes offerts, épisode 1 du « 2013 Challenge Cup » et épisode 1 du « 2013 Summit Cup ».

En tout cas, il me tarde vraiment de retrouver ce programme qui débutera le 9 Février sur le site http://majorleaguefishing.com !

Nicolas.

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