Présentation gamme Nishine

Posted in Mode test, revue de presse, Uncategorized with tags , , , , , , , , , , on 3 janvier 2022 by cannafish

Hello !

Je vais donc vous présenter un peu plus de produits de la gamme Nishine qui est distribuée par Fred Miessner de FTF. Vous pouvez vous rendre sur ce lien pour les acheter. J’ai déjà parlé de l’historique de cette marque donc je ne vais pas revenir dessus mais me concentrer sur leurs produits. Déjà, point commun à tous ces leurres, des hameçons ultra piquants de la marque Ishikawa (je reviendrai dessus dans un article dédié). En fait je trouve cette gamme bien placée au niveau tarif et en parfaite adéquation avec le reste de la gamme proposée par FTF (je pense en particulier à HMKL). J’ai parfois critiqué certaines enseignes importatrice pour leur grand écart intellectuel, et bien dans ce FTF 2.0 je trouve qu’on a réussi à conserver des lignes directives. Des histoires de designers, des spécificités. Chaque leurre est unique et on peut en parler des heures. Perso, c’est aussi ce genre de choses que j’apprécie.

Erie 115 SD et Erie 95 SD. Bon en fait celui là je ne vais pas en parler trop longuement (ça commence bien…) tellement j’en ai parlé précédemment sur ce blog. Prenez (par exemple) ce dernier article. Pour le modèle 95 SD je peux juste ajouter qu’il fait 95 mm (incroyable !) pour 11 g. Il plonge à environ 1 m. Mon coloris préféré, vous l’aurez compris, est le Yellow Perch. Je classe avec ce leurre le lest additionnel recoupable « Nishine Original Outer Weight » dont j’ai déjà parlé. On a eu un peu de chance avec un coloris dédié à l’Europe, le EU Chartreuse Perch (que même des clients US ont acheté à FTF !!!). Un modèle 115 MD (Medium Diver) est également proposé en exclusivité par FTF (en Ghost Smelt). 21€95 le modèle 115 SD, 18€95 le modèle 95 SD et 27€95 le 115 MD (semi produit à la main ce qui en explique le tarif).

Jolie sélection personnelle de Erie 115SD (en cours de développement… 🙂 )
Erie 115SD European Perch, une exclusivité FTF !!!
Erie 115MD, pour le moment encore réalisé à la main

– Chippawa. C’est un crankbait, mais pas un simple crankbait. Rapide description : crankbait à larges flancs plats (flat side) dont le design (master) a été réalisé à la main (master en cuivre gravé à la main), lest ajusté placé le plus bas possible et sans débattement (leurre silencieux) et bavette en circuit imprimé (sauf modèle DD pour lequel on a une bavette moulée avec le corps du leurre). Déjà, le Chippawa se décline en quatre modèles. Trois sont identiques, c’est à dire RB (Round Bill) mais avec des nuances (importantes) et un est un Deep Diver (DD). Le modèle de base est le RB « Basic model ». Silencieux, il est caractérisé par un corps trapu. Fort de 62 mm pour 15 g, sans transfert de masse et donc sans billes bruiteuses. Il se lance très très bien. Le concept est simple : plus le modèle est simple (gros corps, gros poids fixé bas et immobile, petite bavette) et moins il y a de surprises et de variables. Ensuite viennent le DD et un des RB « Blade Model » qui sont vendus avec une palette placée au niveau de l’hameçon avant. Cette palette envoie une multitude de turbulences et de signaux lumineux dans toutes les directions et émet également du bruit en cognant sur les hameçons (arrière essentiellement). Ces chocs provoquent une réaction intéressante du leurre : quand la palette frappe l’hameçon arrière, la nage est perturbée (ils appellent ça « turbulence magique »), le leurre se désaxe légèrement et c’est ce processus, cette irrégularité dans la nage en fait, qui est intéressante pour déclencher des touches. Une nouvelle fois grosse distance de lancer. Le modèle DD Blade fait 19,5 g (du fait de la matière ajoutée pour la bavette plus longue). Enfin on peut parler du modèle RB SF, SF pour Slow Float. On reste sur la même base mais le lest est porté à 16,5 g (au lieu de 15 g). Ça se lance toujours très bien et le processus intéressant est assez différent. Il est Slow Floating donc il remonte lentement (en se dandinant) à la pause. Et c’est ce processus de remontée lente (ce n’est pas un bouchon comme les autres cranks, d’ailleurs, classiquement, c’est souvent leur très haute flottabilité qui donne leur action très chaloupée) et aguicheuse qui provoque les touches. Ce procédé de « surlestage » des crankbait n’est pas nouveau aux USA et est beaucoup utilisé dans les eaux froides notamment (enfin si je ne me trompe pas). KVD lui-même fait énormément ce type de modifications (en ajoutant du plomb en ruban ou même un lest drop-shot sur l’oeillet de l’hameçon avant). En matière de crankbait, ma préférence va (et ça semble incurable…) à des coloris typés écrevisses ou rouge/orange. Dans ce cas c’est le Matte Orange Tiger. Tarif : 17€95 les modèles avec palettes, 16€95 sans palette. A noter aussi l’arrivée de palette métal de couleurs différentes. Une palette de couleur « or » est montée sur les modèles « Blades » de Chippawa tandis que des coloris Metal Gun, Copper et Silver sont livrés dans le kit « Original Blade » (4€95).

Chippawa RB Blade en coloris Matte Orange Tiger

Nishine vient d’ailleurs de recevoir l’honneur d’un encart de présentation pour le Chippawa Blade DD dans l’actuel numéro de Bassmaster (magasine de juillet-août 2021, volume 54 numéro 7). Et quand on sait que cette petite entreprise ne peut pas payer de grandes publicités, ça ne fait que renforcer la reconnaissance apportée à ces produits par la rédaction US. Je me permet de scanner cet encart et de le coller ici :

On nous annonce une version plus compacte dans la famille Nishine pour assez bientôt. Restez connectés !!!

Abino 110F : un topwater très intéressant. 11 cm pour 25,5 grammes. En fait ce leurre est extrêmement versatile car extrêmement modulable. Vous avez une palette ventrale de type P-Blade que vous pouvez changer par une plus petite, T-Blade (ou l’enlever), un lest additionnel Nishine, deux palettes que vous pouvez facilement modifier aussi. La nage avec P-Blade me plait personnellement suffisamment. Et pour ça, le leurre a été renforcé au niveau de ses pitons avant et arrière. Sur un modèle classique, les vis sont simplement prisonnières du plastique. Si vous voulez démonter la palette, vous ne pourrez pas le faire de nombreuses fois (usure du plastique). Sur l’Abino, des petits boulons ont été incorporés au moment du moulage du corps en ABS. Rapidement sold-out, il va revenir rapidement. 29€95 pièce. Des pitons de rechange sont également en vente.

Abino 110F en coloris Juvenile Largemouth

Une version plus petite, de même forme mais assez différente, est également sortie, le Baby Abino 70S. C’est un peu une évolution du prop-baiting. 70mm pour 11g, 19€95.

Le magnifique coloris Yellow Perch !

D’ailleurs vous le reconnaissez, il m’a valu la célébrité de 2 black-bass non maillés lors de la manche de Rieux (finale bateau FFPS) fin octobre !!!

– leurres souples : deux modèles pour Nishine, le premier étant le Dropshot Minnow fait 85 mm et représente une petite proie (alevin, poissonnet). Assez rustique de conception mais très efficace dans l’eau. Les couleurs sont naturelles, évidemment (ma préférence va aux coloris Shiner ou Smoke Shad et Tennessee Shad, soit une tendance bleuté et une tendance plus beige/crème). Il peut être utilisé en drop-shot évidemment mais aussi sur petite tête plombée. Tarif : 7€95 la pochette de 7.

Tête Smelt Head Nishine 3,5g + Drop Shot Minnow

– Le second modèle est le Namazu Catfish 5. 15 cm pour 15 grammes ou 10 cm pour 7,5 g, il est un peu une sorte de leurre hybride entre un poisson chat (dont les black-bass sont friands) et un worm de part sa forme effilée. Il est gorgé de sel et, vous l’aurez compris à la vue de ses caractéristiques, très dense. Tout indiqué en montage texas weightless, il se skippe (i.e. : il se lance par ricochets) très facilement. Deux coloris (Green Pumkin et Black & Blue Flake) qui font très bien le travail. Tarif : 7€45 la pochette de 5.

Namazu en Green Pumpkin

– têtes plombées. C’est assez simple il y a une série de têtes plombées chez Nishine, la Smelt Head. Quatre grammages différents (3,5 g, 8 g, 10 g et 12 g). Le modèle de 3,5g est proposé avec hameçon en taille #1, les modèles 8 à 12 g sont disponibles en #2/0 et #4/0. Trois coloris sont disponibles, le modèle « Smelt » ayant ma préférence (toute personnelle). Tarif : 6€95 à 7€95 la pochette selon le grammage.

Smelt Head, équipée d’un hameçon de marque Owner ou Gamakatsu, selon la taille.
Match the hatch…

– J’ajoute ici le jig de la marque, le Finess Football Jig. Bon on est pas vraiment dans la pêche finesse, le modèle est décliné en 10, 14 ou 21 g (hameçon #2/0, pas forcément une taille énorme mais elle permet justement de ne pas trop s’accrocher). Un élément remarquable sur ce leurre est le wire keeper, donc le crochet qui permet de retenir votre leurre souple : il est façonné de telle sorte que le leurre souple reste vraiment mieux en place qu’avec un modèle classique. Quatre coloris sont disponibles, mon préféré étant évidemment le « Copper Craw ». Tarif : 7€95 l’unité.

– J’ai gardé la dernière nouveauté pour la fin : un lipless ! Simcoe75 et Simcoe75 HW. 75mm pour 16,1 ou 24,1 grammes selon le modèle (HW pour Heavy Weight). Lipless silencieux et qui a la particularité d’être particulièrement fin de section. Idéal pour couper l’herbe par exemple !!! Je n’ai pas encore de recul, j’attends les miens. Mais j’attends une profondeur de nage de 1 à 2m pour le modèle standard et 3 à 4m pour le HW, ce qui correspond bien à la plupart des secteurs. 18€95.

Interview des champions de France FFPS bateau 2021, Duclaud et Duclaud

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days, Nautisme, Uncategorized with tags , , , on 10 décembre 2021 by cannafish

J’en ai parlé dans un article très récent, c’est la paire Duclaud Duclaud (mari et femme, comme on dit) qui a remporté la finale FFPS bateau 2021. Une grande bataille du sandre qui s’est donc déroulée sur deux endroits : la Vilaine à Rieux fin octobre puis le lac de barrage d’Eguzon fin novembre. Assez parlé, je vous emmène découvrir Marie-Hélène et François, vous verrez ils sont vraiment sympas et c’est très rafraichissant de les retrouver là !

Bonjour Marie-Hélène et François, et tout d’abord félicitations !

1) Pour commencer, ça fait quoi d’être le binôme champion de France 2021 ? Est-ce que vous réalisez ?

Effectivement, nous avons encore du mal à réaliser. C’est totalement inattendu. Nous sommes heureux et fiers de nous pour notre persévérance malgré les difficultés rencontrées.

2) Parlez-nous un peu de vous. Votre parcours « pêche », votre club, sponsors, etc.

François pêche depuis tout jeune principalement la pêche de la truite à la mouche et un peu le carnassier. Il y a 7 ans environ, il découvre la pêche en bateau avec un ami. Puis sa rencontre avec Thierry Cheramy il y a 5 ans a tout changé. Il a découvert de nouvelles techniques et la passion de la pêche du carnassier. Le récit des journées de pêche a donné envie à Marie de s’y mettre en juin 2020 et les sorties pêche occupent de plus en plus nos week-ends.

Nous n’avons pas de sponsor et notre club est Bass Team Périgord.

3) Quelles sont vos techniques de prédilections ?

François préfère les pêches d’hiver (verticale et linéaire) et aussi le top water. Marie préfère les pêche plus actives (cranckbait, spinnerbait, chatterbait…).

4) Quelles sont les techniques que vous n’aimez pas ou ne maitrisez pas ?

François s’adapte et rien ne lui déplait. Marie n’est pas fan de la pêche en verticale (euh… moi non plus Marie !!! 🙂 ).

5) Quel est le matériel que vous avez utilisé pendant les 4 manches de la finale et la façon de l’utiliser.

Nos cannes sont de marque Fox Rage. Nous avons utilisé la spinning Terminator Pro en 7/28g avec moulinet Fox Prism 2005 pour la pêche en linéaire ; la Terminator Pro Vertical Spin « up to 60 » et la Prism up to 30 avec moulinet Daiwa 2005 pour la verticale. Les leurres employés sont principalement des leurres Fox Rage.

6) Un mot sur votre matériel nautique. Bateau, moteurs, sondeur.

Bateau Cap 370 ponté et décoré par Philippe Amiel (API communication) avec un moteur thermique Suzuki 20cv. Moteur électrique Minnkota Terrova 55lbs et échosondeur Humminbird Helix 7.

7) Racontez-nous votre finale en détails.

Manche de Rieux

Concernant la manche de Rieux sur la Vilaine, notre premier sandre a fait son apparition vers 13h après avoir insisté sur un poste qui nous semblait porteur. Ensuite, nous avons continué au même endroit mais sans succès. Nous avons changé de lieu et avons réussi à faire un deuxième sandre mais non maillé et une perche maillée. Le dimanche, nous sommes restés dans les environs de la mise à l’eau. Nous décrochons une belle prise (peut-être un silure). Ça fait râler mais tant pis, on continue mais sans aucune prise. Nous sommes donc revenus sur le spot porteur de la veille et avons sorti un premier sandre, nous insistons sur le lieu après la mesure et ajoutons une perche à nos prises. Nous décidons de rejoindre les environs de la mise à l’eau afin d’être à l’heure pour la fin de la manche (car notre moteur thermique n’était pas au meilleur de sa forme) et un deuxième sandre arrive à une heure de la fin. Nous terminons seconds au classement général. Maintenant, il va falloir s’accrocher sur Eguzon pour ne pas perdre trop de points.

Manche d’Eguzon

Samedi matin nous mettons à l’eau à Fougères (en face du lieu du Briefing). Nous nous dirigeons vers Chambon pour le briefing mais le problème qui va nous compliquer le week-end fait son apparition : panne d’essence car nous avons oublié de brancher la nourrice. Nous décidons de finir la traversée à l’électrique mais un équipage propose de nous remorquer. Malheureusement après le briefing, impossible de redémarrer.

Nous attaquons donc à l’électrique qui sera notre seul moyen de déplacement du week-end car impossible de réparer. Nous commençons autour de la mise à l’eau car nous sommes restreint par nos déplacements qui ne peuvent se faire qu’à l’électrique. Nous sortons un sandre de 48 cm et 2 perches de 15 cm. Nous changeons d’endroit et finissons par sortir notre 1er sandre maillé vers 13h, suivi d’un 2ème vers 15h. Ce sera tout pour le premier jour. Dimanche, nous décidons de revenir sur un des 2 postes porteurs de la veille et nous ouvrons le bal avec un 1er sandre vers 8h30, un 2ème vers 10h puis un 3ème non maillé suivra dans l’après-midi.

Ces 4 sandres nous permettent d’accéder à la plus haute marche du podium.

8) Une préférence entre la Vilaine et le barrage d’Eguzon ? Entre le sandre en rivière et le sandre en lac de barrage ? On vous sent à l’aise sur les deux…

Pas de préférence, les deux sites étaient inconnus pour nous. Une belle population des deux côtés et des sandres combatifs et c’est ce que nous aimons. Une recherche difficile à chaque fois, ce qui rend la pêche compliquée et le challenge intéressant.

9) Pêcher en couple, ce n’est pas trop difficile à certains moments ? Quelques anecdotes marrantes ?

Notre comportement est le même dans la vie que sur l’eau. Nous nous complétons par nos caractères. Nous savons comment nous comporter l’un envers l’autre afin que les journées se passent au mieux. Il y a bien sûr parfois quelques heurts mais sans importance (comme dans notre vie quotidienne).

Quelques anecdotes : François renverse régulièrement son café ce qui met un peu d’animation sur le bateau. François s’est retrouvé avec un crankbait planté dans la tête lors d’un lancer de Marie (coup de vent), heureusement sans gravité. Marie fait parfois la sieste sur le bateau (hors compétition).

10) On sait que vous avez eu des soucis de moteur thermique. Justement, votre « récompense » pour la saison 2021 et votre sacre est un bon d’achat de 2000 euros chez Mercury. Allez-vous en profiter pour changer votre moteur (pourtant quasi neuf si j’ai cru comprendre !) ?

Effectivement, le moteur nous a posé quelques soucis. Pour commencer, une panne (sans explication par le réparateur) sur la Vilaine. Puis, pour continuer, à Eguzon, panne d’essence car nous avions oublié de brancher la nourrice (le truc bête). Malheureusement n’ayant pas les bons outils, nous n’avons pas pu réparer. Depuis, il fonctionne très bien (Grrrrr) mais nous allons profiter du bon d’achat pour investir dans un plus puissant.

11) Parlons du circuit 2021. Qu’en avez-vous pensé ? Pouvez-vous nous résumer votre parcours de qualifications ? Quelles sont les choses à conserver / changer pour la saison prochaine selon vous ?

Nous avons commencé le Championnat Régional sur conseil de Thierry Cheramy (et oui, encore lui). Nous y sommes allés pour découvrir l’univers de la compétition. Dès la 1ère manche, nous avons attrapé le virus. La 2ème manche fut plus compliquée du fait de la météo (beaucoup de vent) mais nous avons fait avec et avons terminé 8èmes au classement général du Régional.

A notre grande surprise, nous avons été sélectionnés pour la finale du Championnat de France. Nous visions pour objectif le Top 10 car nous savions qu’en face il y avait des Champions.

Nous terminons 2èmes sur la manche de la Vilaine. Nous nous permettons donc de croire au top 5 pour le podium final. L’objectif est donc plus qu’atteint.

Ce que nous souhaitons conserver, c’est l’ambiance en générale. L’adversité se fait sur l’eau mais pas en dehors. Il y a beaucoup d’entraide et de partages. Nous avons fait de superbes rencontres et espérons continuer en ce sens.

Ce que nous aimerions changer : que les erreurs commises (en général) ne se reproduisent pas.

12) Représenter la France aux championnats du monde, vous y pensez maintenant que vous êtes champions de France ? Pensez-vous être sélectionnés ?

Pas du tout. Nous ne nous sentons pas prêts. Nous manquons d’expérience.

Nous tenons pour finir à remercier Thierry Cheramy pour nous avoir invité à nous lancer dans la compétition, le président de BTP Frédéric Marre pour son soutien et tous les organisateurs de ce championnat (les bénévoles et les organisateurs).

Retour finale bateau FFPS 2021, manches d’Eguzon

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days, Mode test, Nautisme, Uncategorized with tags , , , , , , on 24 novembre 2021 by cannafish

La seconde manche du championnat de France bateau FFPS s’est déroulée ce weekend, le dénouement ayant lieu à Eguzon. Encore une date sandre donc pour cette deuxième phase de finale (je ne comprends toujours ce qu’il y a de jouissif pour les organisateurs à nous faire souffrir sur ce type de date qui n’est pas forcément représentative de la polyvalence d’un pêcheur. Vaste débat…). Évidemment on est pas concurrentiels sur ce type de pêche donc on a essayé de la jouer différemment et autant le dire tout de suite, ça n’a pas fonctionné. On arrivait en étant 9èmes après les manches tumultueuses de Rieux, ce qui était déjà une place obtenue de haute lutte, mais tout de même en trompe l’œil.

On est arrivés le vendredi en fin d’après-midi, juste le temps de faire un tour de 30 minutes sur l’eau. Les échos sont nombreux dans la zone 6-7 m de profondeur. Par contre rien de très convainquant niveau « gros échos » autour. Du blanc, beaucoup de blanc, énormément de blanc donc.

Le samedi matin RDV 7h30 pour le briefing carré dirigé de main de maitre par « l’ancêtre » (attention c’est purement amical) Fred Marre aka TOTO. Ça nous a changé de Rieux, autant le dire tout de suite. Pour la petite histoire, après de grandes discussions avec les compétiteurs de notre zone, j’ai envoyé un courrier de synthèse (de ces échanges) à la FFPS. Basé sur les irrégularités listées lors de cette manche, demandant correction du classement pour les éléments « visibles de tous ». Je me suis permis ce message en me basant sur un article du règlement FFPS qui précise (je site) que « En cas d’erreur lors de l’annonce des résultats (oraux et écrits) la base de données de l’application MyFFPS prévaut sur tout, sans limitation dans le temps. ». Bon et bien je pense que cette phrase peut sortir du règlement puisqu’elle ne sert à rien. La réponse qui m’a été donnée est que nous disposons d’une heure pour les réclamations et c’est tout. ET que chaque weekend des erreurs d’arbitrage sont commises dans plein de sports grand public et qu’il faut bien faire avec. Je rendrai peut-être publics mon message initial, la réponse FFPS puis ma réponse. Je suis serein avec toutes ces histoires, je n’ai rien à cacher. Les poissons qui n’auraient pas dû être comptés le sont donc (attention je ne remet pas en cause, ni ici ni dans mon courrier, l’honnêteté de certains concurrents : je remet juste en cause les décisions arbitrales et un briefing laxiste permettant trop de libertés par rapport à un règlement établi) ; la perche injustement retirée du décompte Fasquel/Fasquel (et attribuée de façon incompréhensible à un autre binôme) est restée mal attribuée. Et on espérait juste tous (Fred Marre aussi, qui est d’ailleurs très gentiment venu me voir avant le briefing pour me dire qu’il était 100% OK avec ce que j’avais écrit mais que malheureusement il ne décidait pas) que ça n’aura pas d’incidence dans l’attribution du titre de champion de France. Et autant le dire tout de suite, il y a eu un impact… Et encore des histoires.
Début de manche 9h30. On est en 3ème vague et on a un peu de mal à se placer en début de pêche avec des bateaux un peu partout. Certains pêchent rapidement et bloquent un peu les zones (c’est normal) alors que le trafic est important et rapide dans la zone de vitesse. Bref un peu agacé de la situation, je galère un peu au thermique dans les vagues croisées et on rentre de l’eau dans le bateau. On commence la pêche et comme je l’ai dit plus haut on tente plutôt un coup de poker en pêchant le brochet. Du coup je vais « parpiner » une bonne partie de la journée sans aucune touche hélas. On connait Eguzon mais on l’a toujours pêché pour le bass en période estivale. On a aussi toujours fait des brochets, c’est pour cette raison qu’on tente ça. Mais ce weekend ils n’étaient pas à la fête apparemment (il y en a eu un de capturé au final), ou alors on n’a pas trouvé la pêche. On essaie de retourner sur une zone qui nous plait, qui est enfin libre et qu’on avait pas pu faire le matin à cause de concurrents très protecteurs, mais on avance un peu lentement dans la zone de vitesse (pas mal de bateaux en action de pêche sur cette zone) et on se fait passer devant par le même bateau que le matin, qui a traversé le plus rapidement rapidement au thermique la zone de vitesse. J’ai encore un peu plus les nerfs mais quelque part c’est le jeu. Même si ce n’est pas fairplay, aucune règle n’a été transgressée. En fin de journée, complètement dépités, on bascule complètement au sandre en verticale (on avait essayé à certains moments, sur des échos bien marqués) et j’avoue que c’est très dur de se mettre à ça, encore plus en compétition et encore plus en finale et dans le froid, évidemment. Par chance ou hasard je ne sais pas, mais surtout à force de persévérance, je parviens à en prendre un de 54,5 cm.

Profondeur de 8m à cet endroit, leurre décollé de 20 cm environ et tête plombée sabot 14g (toujours de mon regretté ami Bruno) avec un leurre finesse Pitch and Strike Alburno en coloris Royal Boga. Complètement engamé, celui-là je pouvais pas le rater je pense… 🙂

On termine 16èmes de la manche et on plonge déjà 12èmes au classement temporaire (après 3 manches). L’autre équipe du club, Cédric et Dimitri, réalisent un bon coup après leur double carreau de Rieux. Ils ont 3 sandres qui les placent 3èmes de la 3ème manche, dans le jardin de Cédric. On espère juste qu’ils poursuivent leur remontada le dimanche.

Dimanche donc, départ encore plus tôt avec un briefing à 7h15 pour un début de manche à 8h, légèrement différé pour cause de brouillard. On part en 4ème vague et on se consacre à une journée apprentissage de la pêche du sandre. Pour mes cannes, j’ai simplement laissé celles qui ressemblent le plus à des cannes « percidés ». Je prends un petit brochet de 30 cm sur une tête Nishine avec un Keitech Shad Impact en 4 pouces (retaillé en tête pour s’adapter parfaitement à la TP). Le brochet en tout cas « match the hatch » avec nos leurres à brochet :

On continue notre errance et Nicolas prend un sandre hélas non maillé en verticale ou plutôt diagonale, tête plombée VertiLight et Ripple Shad 9 cm.

La pêche s’est clairement durcie depuis la veille et les poissons sont moins nombreux. Par contre on s’est vraiment gelé toute la journée. Clairement on était pas prêt à cette conjoncture magique « barrage profond, sandre, verticale, froid, brouillard ». On savait notre plus grande lacune en pêche des carnassiers, on a pu clairement la vérifier pendant ce weekend et même ces deux weekends de finale. Le sandre ne fait pas partie de nos plans pour le championnat régional et on le travaille forcément moins que les autres espèces (dans notre cas pas du tout). Si les perches ou les brochets avaient été plus actifs à Eguzon on aurait pu faire illusion mais ça n’a pas été le cas malheureusement.

Au final le sympathique équipage (dans la pêche comme dans la vie) Duclaud/Duclaud, qui pêche sur un CAP370 (mais neuf, le leur, avec un moteur neuf qui ne marche qu’un jour sur deux, à chaque fois…), remporte le titre de champion de France 2021. Ils ont été ultra réguliers avec en gros 2 sandres par jour pendant les 4 jours de finale. La panne systématique de leur moteur thermique les a cantonné aux zones « mises à l’eau » et ils ont parfaitement su se servir de ce désavantage. Respect à eux !

Les seconds sont le duo père/fils Fasquel/Fasquel. Ce sont eux les grands perdants de Rieux avec une perche qui leur est retirée et attribuée à une autre équipe (qui n’avait rien demandé, d’ailleurs). L’erreur étant reconnue mais non corrigée, ils se retrouvent avec 2 points de plus que ce qu’ils devraient et perdent le titre de champion (22 pour les premiers, 23 pour eux avec cette erreur). Les troisièmes sont Cheramy/Guerineau.

Le dimanche on a entendu plusieurs soucis (dont un grave, qui méritait rouge à mon sens mais on a appris le fin mot de l’histoire que le lendemain, comme d’habitude) mais personne n’a porté réclamation (enfin si, visiblement sur l’eau une équipe a été se plaindre d’avoir vu quelque chose, la VAR a été soit disant consultée mais n’a pas donné suite. Pourtant c’est encore une histoire flagrante…). Par contre le dimanche l’équipage Darmony/André qui fait le championnat IDF, a écopé d’un carton jaune un peu abusif. Partis en première vague le dimanche, ils sont arrivés premiers sur une zone (normal ils partaient seuls derniers le samedi -d’ailleurs ils ont été « oubliés », ne recevant pas reçu l’ordre de départ. Et ils ont compris qu’ils pouvaient pêcher juste parce que l’arbitre était parti. C’est toujours sympa…), une petite baie, et ils la pêchent. En ressortant il y a 2 bateaux qui en pêchent l’entrée. Pour sortir ils doivent forcément passer près des autres bateaux, à l’électrique donc. Eric avait son leurre qui « flappait » en surface. Et bien il a écopé d’un jaune. Je peux entendre ça (et encore, est-ce que les autres concurrents avaient également arrêté leur pêche au moment du croisement ???), mais c’est une phrase de l’arbitre qui me révolte (sa justification aussi est hallucinante « tu pourrais prendre une perche »… Bah oui… Elles sautaient même dans nos bateaux ce weekend là, c’est connu !!!) : il s’est permis de leurs dire « pour vous, ça ne change rien ». Non mais là… La saison FFPS coute à chaque binôme (attention je parle en IDF : la seule région qui a rempli le contrat avec 3 weekends qualificatifs, je le rappelle…) au moins 1500 euros (tout compris : inscriptions, essence, péage, logement). Du coup, voilà précisément ce que ça leurs coûte. Pas le titre certes (puisque l’allusion allait probablement dans ce sens là), mais déjà pour se permettre ce genre de réflexion il faut ne pas avoir merdé dans les grandes largeurs jusque là. Donc oui ça leurs coûte des places au classement général, qui est aussi un objectif pour certains ! Et personne ne peut juger ça, ni le railler. C’est inadmissible. Évidement c’est simple de s’attaquer à des gentils comme Eric et Jany plutôt que de résoudre les vrais problèmes (ou plus simplement de ne pas en créer).
Bref. C’est terminé pour cette saison 2021 et c’est pas plus mal. J’ai apprécié le discours final de Fred Marre que je tempèrerai quand-même un peu. Si, un « beau » ou « gros » bateau ça sert. Beaucoup. C’est plus stable. Tu peux bricoler sans galérer. Tu peux voir plus large en terme de matériel. On a galéré toute la saison sur le vieux CAP retapé de main de maitre par Nicolas. Très bien aménagé mais galère quand-même. Peut-être simplement car nous ne sommes finalement que des apprentis pêcheurs de bass avec les déformations que cela comporte. Par exemple, on a toujours tendance à aller vers des zones peu profondes et on « compense » dès qu’il faut aller au delà de 4m, en gros. Autre exemple, on ne sait pas restreindre (ou très difficilement) le matériel. Chaque concours est un soucis pour moi, la limite vraiment maximale de cannes étant 5 par personne sur le CAP et je suis incapable de suivre ça. Certains arrivent pourtant parfaitement avec 2 cannes. Mais pour moi le choix est cornélien et les compromis vraiment impossibles : chaque ensemble de mon fagot est trop spécialisé, je le sais, mais c’est comme ça.

Le mot de la fin, simplement car ça m’a fait de la peine. Le monde présent à la remise, ou simplement sur les manches. Et bien c’est le néant. J’ai halluciné, il n’y avait personne. Les compétiteurs (et probablement pas tous), les bénévoles FFPS et locaux, un élu AAPPMA locale. Bon bah voilà le tour est fait. 3 banderoles, 6 coupes et 3 chèques (2000-500-200). Il y avait 3 fois plus de monde à la fin des concours « truites de bassine » de mon village, quand j’étais petit. Il y avait aussi plus de monde aux résultats du concours « BASS » que j’ai fait avec Fabien à Gastes il y a 3 ou 4 ans, malgré un temps exécrable en juillet. Sur un concours de « club » aux USA il y a plus de monde. Aucune couverture médiatique non plus. C’est pourtant pas irréaliste d’avoir une équipe France 3 Régions. Il y a tout de même eu un journaliste local (la nouvelle république), la une du journal du dimanche était attribuée à la finale, plus un article le lundi. Bref quand même la loose. Ça m’a vraiment attristé. Qu’après toutes ces années, aucun cap ne soit franchi dans ce sens là. Je l’ai déjà écrit quelque part mais vraiment il faudrait une plume pour synthétiser les résultats de toutes les compétitions qui se déroulent chaque weekend. C’est rien de compliqué à faire. Se procurer le classement, passer quelques coups de fil pour en savoir plus sur les techniques gagnantes. Bref un petit travail de pseudo journaliste qui n’est pas grand-chose mais qui fera toujours grandir le truc. La FFPS est capable de dédommager un arbitre pour un weekend, l’argent serait aussi utile pour apporter du contenu à leur site, le proposer aux revues de pêche (celles qui sont encore là) ou à quelques webzines, par exemple… Du coup je vais essayer d’interviewer les vainqueurs. 🙂
Merci à tous les bénévoles en tout cas, Laure en tête (seule à se démener entourée de tous). Merci à mon Coco pour qui toutes ces heures coincé sur un bateau de 3m60 avec moi ont été un calvaire. Merci à Cédric et Dimitri pour l’esprit club, qui est à géométrie variable, selon les enjeux. Merci à Noé qu’on aurait aimé emmener avec nous jusqu’au bout. Merci à Fabien notre remplaçant qui malheureusement n’a été autorisé à ne faire qu’une date (ça nous aurait soulagé, financièrement et humainement, de le faire rentrer un peu plus : on a laissé Messi au vestiaire, zut !). Merci à Fred Miessner de French Touch Fishing pour certains leurres très pertinents qui ont fait la différence. Merci à Mick de Fishandship pour sa réactivité et les « click and collect » personnalisés. Merci à tous les compétiteurs qu’on a rencontrés et qui ont joué le jeu. Honte aux autres.

Pour 2022 me demanderez vous (ou pas), et bien on attend de voir le format proposé. Clairement ça sera sans nous si ça passe en national. On peut aussi repartir sur BASS comme on voulait le faire cette année mais les restrictions covid (pas seulement) en ont décidé autrement et on s’est retrouvés en FFPS au dernier moment, un peu par hasard il faut le dire, en mode « tient on va regarder si ça a changé depuis 4 ou 5 ans qu’on est pas venus ». Bon bah… J’ose espérer d’ailleurs qu’il y aura une petite fête en IDF pour remettre une coupette pour le podium régional, les autres régions ayant eu la chance de le faire alors qu’elles n’ont pas fait autant de dates qualificatives que nous. Autre possibilité pour 2022, proposer un nouveau format qui fédère tous les déçus, et on en a hélas vu beaucoup au fil des ans. Enfin bref. On verra. Tight lines!

Retour weekend finale nationale bateaux FFPS 2021, manches de Rieux

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days, Nautisme with tags , , , , , , , on 29 octobre 2021 by cannafish

Salut mes 12 lecteurs ! (oui je sais, incroyable : j’en ai gagné 2 récemment ! La famille… 🙂 )

Retour donc sur le premier weekend de finale FFPS bateaux 2021, sur la manche de Rieux. Bief de 18 km de long allant de l’escale de Rieux (limite amont) au port de Folleux (limite aval). L’idée « originale » était de nous faire mettre à l’eau en haut du parcours : avec une zone limitée à 10 km/h, la descente sur la zone la plus fameuse (tout en bas) prenait 1h50 en respectant les règles.
Après un très court repérage le vendredi soir sur les deux premiers km du parcours, ne nous apportant aucune info (pas d’échos), nous nous retrouvons en première vague, livrés à nous-mêmes pour le choix de zone (on espérait suivre un peu les autres pour ne pas décider nous-mêmes). Nous restons donc sur la zone vue le vendredi, à lutter véritablement dans des conditions vraiment inhabituelles pour nous. Nous n’avions jamais vraiment pêché en rivière profonde sans courant ni obstacles, en plus le sandre qui est pour nous un quasi inconnu ; et tout ceci dans une eau trouble. Trop de paramètres défavorables qui annonçaient un weekend vraiment galère. Fait marquant pour nous : les pêcheurs locaux nous assuraient que l’eau était claire pendant notre séjour (ce qui d’après eux était très préjudiciable pour la pêche), et bien nous n’avons pas du tout, mais alors pas du tout la même définition de l’eau claire ! 🙂 Bref après un bon moment de doute, on décide de pêcher comme on le fait classiquement, c’est à dire les bordures et en mixant leurres durs et leurres souples. Je fais une longue tentative au gros soft swimbait (Svartzonker McRubber) sur des zones à priori favorables au brochet mais sans aucun résultat (d’ailleurs il ne s’en fera aucun du weekend), on essaie crankbait, lipless, spinnerbait, lame, cuillère à jigger, spintail, jerkbait, longbill minnow et multitude de leurres souples montés de plein de façons différentes mais non moins originales, tout ça sans rien voir. Enfin si, sur la manche je réalise le autant débile qu’inutile exploit de prendre deux black-bass de 20-25 cm. Certes non maillés mais zut c’est la classe quand-même, et en surface en plus (Nishine Lure Work modèle Baby Abino 70S : un propbait coulant à travailler en surface) !!!

Que signaler d’autre ? Ah si la capture d’une canne St Croix mais ça compte pas (pourtant c’était bien maillé) car on l’avait relâchée juste avant… 🙂 Bizarre notre technique (relâcher puis prendre, en principe on fait l’inverse…) !

Au mental nous parvenons à prendre une perche de 29 cm à 22 minutes de la fin (never give up spirit…). Je la prends avec un prototype de shad de la marque Pitch and Strike.

La gagne du samedi se fait tout en bas du bief, à 18 km de là… 75% des poissons se font en bas. Secteur que nous avons choisi de ne pas explorer et de ne pas pêcher pour ne pas perdre quasi 4h de pêche dans la journée. Pourtant mes recherches concernant cette compétition me donnaient toutes une pêche correcte à réaliser sur le port de Folleux. Mais on en reparlera.

Le dimanche rebelotte, on reste sur l’amont, conscients des lacunes de notre stratégie (vis à vis de Folleux) mais privilégiant encore le temps de pêche à la navigation (en respectant les 10 km/h en vigueur sur la Vilaine, 18 km c’est vraiment, vraiment, vraiment loin !!!). Vers 13h, après une bagarre très incertaine d’environ 15 minutes (canne spinning Shimano Adrena ML, moulinet tresse 6 Lbs, fluoro 20 centièmes, je me suis demandé 10 fois si mon raccord tresse-fluoro allait tenir… En tout cas maintenant, c’est sûr il est bien serré ! 🙂 ), on hisse au bateau un silure de 1m15 synonyme de délivrance. Je l’ai piqué à l’entrée d’une fosse de 10-12m. On quadrillait la zone et le cassant correspondant (passage 8m-11m en gros) en se disant qu’un carnassier (sandre) devait bien se tenir là à attendre que la nourriture lui passe au dessus de la tête. Bon c’était pas le client escompté mais il y avait bien quelqu’un. Au début du combat je pensais à un sandre vraiment costaud car il venait sans trop se débattre, juste un poids sympa en face. Et puis non, il s’est énervé. A mi bataille j’ai vu un truc tout blanc 30 cm sous la surface (cherchez pas, on voyait pas plus loin, je vous rappelle…) et j’ai pensé l’avoir piqué par les bretelles (auquel cas il n’aurait pas compté). Et en fait non, il était juste jaunâtre le moyen moustache. Je pêchais à ce moment là encore avec le prototype Pitch and Strike monté sur une tête plombée de 10g fabriquée il y a bien longtemps par mon regretté ami cantalou Bruno Gérémie (Vertical Feeling).

Un énorme concentré d’émotions pour moi avec plein d’images de Bruno et son fils Pierre dans la tête, le silure posé devant moi après ce week-end de vraie galère, un leurre proto qui me plait bien, enfin bref le palpitant y allait fort. Big fish au passage même si tout le monde s’en moque ! 🙂 Ensuite la tremblotte pendant 30 minutes, causée par l’émotion et les muscles un peu tétanisés par le froid et le combat.

D’ailleurs je tiens remercier Laure et Jacky pour les images réalisées tout le weekend et en particulier pour ce silure.

Avec ces deux premiers résultats très moyens mais réguliers, on se retrouve 9èmes du classement provisoire. A priori RDV à Eguzon dans un mois pour le dénouement. Encore un grand merci à tous les bénévoles présents ce weekend : de l’organisateur Jacky aux commissaires tous super sympas en passant par Laure « multifonctions ».

En conclusion je voudrais juste dire un mot sur certains faits qui se sont déroulés sur cette première manche. Je ne juge personne, je relate simplement des faits que n’importe qui peut consulter l’application MyFFPS. Certaines erreurs de mesures ont été commises sur des poissons non maillés (et validés). Dans notre championnat régional, notre équipe a fait ce type d’erreur avec une perche restée 1h30 au vivier à Draveil et qui a été logiquement refusée (avec le stress elle faisait 246 au lieu de 250 et on a appris ou réappris ce processus physiologique de rétractation à nos dépens). Je précise que la présentation d’une perche non maillée n’engendre pas de sanction. Pour les autres espèces en revanche c’est carton jaune. Avec Nicolas, on a ensuite toujours bien scrupuleusement vérifié nos poissons (ceux qui étaient limites) juste avant de les montrer aux commissaires, et ceci sur toutes les dates afin de ne plus commettre cette erreur (et éviter un carton pour un brochet de 59,5 cm). Du reste on a le plus souvent possible fait mesurer immédiatement nos captures. C’est mieux pour elles et pour nous, du coup. Le championnat régional a été très utile dans ce sens car il nous a permis de réellement apprendre (bon par contre il ne nous a aucunement préparé à des finales « sandres » 😀 ). De la même façon, les photos doivent être prises d’une certaine façon. Une des règles est d’ailleurs illogique (poisson « dos vers le logo FFPS » en gros) mais on doit tout de même la respecter (et les compétiteurs ayant commis cette erreur n’ont pas protesté, du reste). Plus important, on doit voir nez et queue du poisson et le nez doit être collé à la butée. Il y a aussi des règles précises sur la validation des poissons en fin de manche (horaires de fin). Dans le même sens, je regrette la vitesse excessive de certains qui, pour être sûrs d’arriver les premiers sur certaines zones, ont dépassé la vitesse autorisée. Le combat est faussé d’entrée de jeu puisque d’autres ont choisi de respecter les règles et se sont soit privés des meilleures zones (notre cas), soit pénalisés en arrivant plus tard. Tous ces soucis viennent d’une méconnaissance du règlement par certains compétiteurs et/ou commissaires/arbitre et, parfois aussi, par la tentative de certains de profiter d’une situation pas franchement claire. Bref. Pour résumer ces doléances (qui ne sont pas personnelles, attention, je suis même le plus modéré… incroyable ! 🙂 ) je voudrai juste dire que le règlement est le même pour tous et que son strict respect est seul garant de la sportivité et de l’éthique.

Retour date FFPS IDF Madine 2-3 octobre 2021

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Nautisme with tags , , , on 8 octobre 2021 by cannafish

Suite et fin des aventures régionales IDF : ce week-end donc c’était Madine, du côté de Metz (un peu loin de l’IDF, disons qu’on est le comité IDF et Nord-Est 🙂 ). Avant d’oublier je tiens à remercier tous les bénévoles présents, en particulier la garderie et le président de l’AAPPMA de Madine. Et de remercier aussi l’organisation pour les petites dotations de leurres reçus par chaque équipe dès le samedi matin ! Personnellement je regrette qu’aucun repas commun n’ai été proposé le samedi soir, c’est toujours un bon moment de partager un repas chaud avec organisateurs et autres pêcheurs. Idem pour les paniers repas du midi, c’est bien pratique pour les compétiteurs qui viennent de loin et tout ça fait aussi rentrer des sous dans les poches de l’organisation, ce qui n’est pas négligeable.

Les habitués de Madine prévoyaient une gagne à 20 brochets le week-end et évidemment ça n’a pas été ça du tout… 35 bateaux engagés ça promettait un énorme soucis comptable pour le classement général en cas de mauvaise performance et ça faisait peur à tout le monde (le dernier de la date aurait ramassé 35 points : le genre de truc irrémédiable pour le général). Et ça par contre, ça a bien été le cas. La gagne est pour Legendre/Weill avec 1 perche et 5 brochets dont un de 1m15 et du coup ils remportent le championnat régional : bravo à eux ! Les grands perdants sont les anciens leaders Fenard / Marie (2 victoires en 2 dates avant d’aller à Madine) qui malheureusement ne comptabilisent pas de poisson le dimanche (malgré un brochet métré qui sort de l’épuisette d’une chandelle pendant qu’ils appelaient les commissaires) : ils finissent 20èmes du weekend et ils dégringolent à la 4ème place du régional (à égalité de points avec une autre équipe, mais ils ont visiblement pris un carton dimanche et dans le règlement c’est ce qui départage en premier lieu les équipes exæquos). Et nous, en 3ème place avant ce weekend couperet de Madine, on a fait de notre mieux pour laisser passer la tempête (à tous les sens du terme !)… Nicolas est énorme sur cette date puisqu’il prend 4 de nos 5 poissons (j’ai regardé ; et puis cette fois j’ai correctement utilisé l’épuisette !). Par contre j’ai pris beaucoup de brochets (essentiellement au jerk, au lipless et au spinner) et quelques perches, hélas rien de maillé.

On sort 13èmes le samedi avec 2 brochets (65 et 85 cm) et 2 perches (dont une 34 cm de Nicolas, qui s’avèrera être la plus grosse perche capturée pendant le weekend !) puis aussi 13èmes le dimanche avec une perche.

La manche du dimanche était incertaine à cause de la météo (honnêtement, pas grand monde ne voulait y aller), on est partis en retard et rentrés plus tôt, par sécurité (franchement sur le Cap on se faisait massacrer au milieu du lac, d’ailleurs on est rentrés avant l’arrêt de manche, c’était vraiment trop tendu pour nous). On s’est surtout fait correctement brasser toute la journée, en vidant les batteries évidemment. Bref, avec les équipes qui brillent un jour et qui ne brillent pas l’autre jour (dans les 2 sens) ; et grâce à notre pseudo constance (et la perche de Nicolas le dimanche !), on sort 8èmes du week-end : on fait mieux que limiter la casse et on se retrouve même 2èmes du classement régional (final). Même si on pense que ce n’est pas mérité comparé aux 4èmes (Fenard / Marie), c’est la façon de compter les points du classement général qui nous place là (et on savait dès le début de saison que Madine serait une date cruciale). Fatigués, trempés et quand même heureux du podium régional (même si complètement dégoutés pour Fenard / Marie), on est rentré entiers. C’était aussi sympa de revoir de vieux potes comme Stéphane B : faudra essayer de se refaire ça mon grand.

Encore une fois on est bien content de ce résultat, surtout en prenant en considération la tête de nos embarcations. J’ai même entendu quelqu’un parler de couvercle de glacière en parlant du Cap de Nicolas. 🙂 Bah même comme ça, on est encore là. Mais c’est clair que c’est pas super stable (le Cap c’est mieux que l’Aluma 1236 quand-même ! Mais plus lourd aussi), on ne peut pas bricoler « simplement », on ne peut pas prendre trop de cannes ou de leurres : il faut faire des choix bien avant la date et ces décisions peuvent s’avérer fatales. Un moteur électrique avec télécommande nous permettrait de mieux appréhender ce genre de dates : on pourrait ancrer, suivre une dérive sans devoir intervenir souvent (et donc zigzaguer), etc. Le sondeur de Nicolas est vraiment très bien mais on n’a pas trouvé certaines fonctionnalités (en fait elles n’y sont peut-être pas ! 🙂 ) comme la cartographie par exemple (pour suivre une dérive, ou passer à coté, mais au moins parce qu’on l’a décidé !).

Maintenant il faut voir si on fait les 2 week-ends nationaux. Ça coûte pas mal de sous, on a aucune chance (va falloir pêcher le sandre : un poisson que, personnellement, je capture tous les 2 ans en gros… Nicolas a une bien plus grosse expérience que moi : il en a pris 5 en septembre dernier ! 🙂 ), ces dates et les kilomètres associés sont épuisants, il faut poser le vendredi (certains ne peuvent poser que l’après-midi), les femmes ne sont pas forcément contentes et les enfants tristes qu’on ne soit pas là. Mais c’est peut-être aussi comme ça qu’on apprend.

Encart matériel (indispensable) : Lucky Craft LV500Max, Nishine Erie115SD, Airbnb, Reflets de France (raclette, pâtes bolognaises, boissons diverses mais surtout pas alcoolisées pendant le concours), Télépéages et Total Access. Doliprane / Immodium. 🙂

Retour sur notre deuxième date FFPS IDF à Draveil 18-19 septembre 2021

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days, Uncategorized with tags , , , , on 22 septembre 2021 by cannafish

Deuxième date donc après un début prometteur à Villeneuve. Cette date en Seine me fait assez peur. En effet je n’ai pas d’idée sur la population de brochets du secteur (pourtant à 15 minutes de chez moi, je ne pêche jamais ce bief : les derniers échos de compétitions de 2016 annoncent une date très difficile), les chevesnes et perches peuvent être complètement absents et les silures jouer les troubles fête. Bref l’inconnue assez totale. La profondeur est de 3 à 6 m en gros, rien que j’apprécie particulièrement. Compte tenu de la fréquentation du bief (péniches, autres bateaux) on préfère prendre le Cap 360 de Nicolas, qui est plus stable que mon jon boat. On ne peut pas prendre plus de matériel qu’avec mon bateau mais il est bien plus stable dans la vague. Avec Nicolas on part sur une pêche un peu tout venant avec 4 cannes casting (de ML à H) et une spinning L chacun. 5 cannes chacun c’est beaucoup et peu à la fois (pour moi c’est vraiment très peu et ça me force à faire des compromis permanents, et j’aime pas ça ! J ). On a quand-même pas mal de crank au programme. Il y a 15 bateaux inscrits sur cette date qui est organisée par notre club, Carnadream 91. Ce qui nous vaudra d’ailleurs un traitement de faveur avec un début de journée commencé bien plus tôt que les autres compétiteurs, afin de filer un coup de main. On le fait de bon cœur car c’est tout à fait normal, par contre va falloir que les autres clubs organisent aussi des dates chez eux. 🙂

Le samedi on est dans la seconde vague de départ. 20 km/h sur cette date (avec en plus une zone de vitesse), on s’y colle et pour le coup tout le monde semble respecter. On regarde où va la première vague et on laisse partir la nôtre avant de prendre la direction opposée à la majorité. Les gars ont tendance à monter, on descend donc et on pêche assez rapidement. Les perchettes rentrent vite, je me fais couper par un petit brochet avant d’enquiquiner Nicolas pour deux chevesnes vus mais imprenables… On descend encore et les perchettes continuent de tomber comme des mouches. Je finis par prendre une perche de 24,5 cm sur une arrivée d’eau. On répètera ce pattern assez souvent mais avec assez peu de succès à part le soir avec une 29 cm. Pour cela j’ai pêché avec un HMKL Shad 65 MR ramené par petits à-coups (jerks). J’ai essayé un peu au souple en 3 et 4 pouces mais sans plus de succès sur la taille des perches donc j’ai privilégié la pêche au leurre dur. Sur un petit arbre à l’eau je lèverai, au popper, un joli banc de perches dont deux poissons de 35 et 40 cm. Mais elles ne prendront pas, malheureusement (simplement car la zone étant pleine d’herbes dérivantes, le popper en attrapait rapidement). Au HMKL Shad 65 MR je sors de cette troupe un poisson de 23 cm, très juste. On le laissera au vivier une heure environ avant de le mesurer (il faut avouer qu’on n’a pas cherché les commissaires spécifiquement) et à ce moment-là elle fera 22,5 cm (vérifié avec la toise) et sera donc refusée. Je regarderai plus tard l’influence de ce poisson mais il me semble ne pas en avoir, on était assez loin des 6èmes (il aurait fallu 2 perches ou un chevesne pour passer devant). Sur cette journée le crank ne nous aura pas rapporté de poisson maillé, mes tentatives à la lame et au spintail n’ont rien donné et Nicolas n’a pas fait mieux en grattant au petit souple. Après cette première journée très déroutante on sort 7èmes, comme le premier jour à Villeneuve. Il y a eu quelques beaux brochets capturés (gros shad) mais globalement c’est dur (17 poissons pour 15 équipes avec 6 capots). Le soir on mange avec ceux qui sont restés (surtout les bénévoles du club) et ensuite on rentre dormir chez moi, après avoir regardé le feu d’artifice du 14 juillet (reporté à cause des intempéries) avec ma famille.

Le dimanche on est à nouveau en vague 2 et cette fois on va sur le haut du bief. Au bout d’une heure en gros Nicolas annonce poisson au jerkbait (Lucky Craft Pointer 100 LB) et c’est un brochet de 65 cm qui vient non sans mal au bateau (sur une action mémorable, je perds le filet d’épuisette que je ne connais pas. Nicolas assure en prenant le brochet par le col !). On va le mesurer tout de suite. Ensuite on va vers le bas du parcours et juste avant le repas je prends une perche de 42 cm également au jerkbait (Nishine Erie 115 SD coloris Yellow Perch) sur une cassure. Les commissaires passent à ce moment du coup elle est mesurée sans passage par la case vivier. Plus grosse perche du weekend au passage, ça fait plaisir. On poursuit notre pêche et à 30 minutes de la fin un brochet tout blanc et qui me semblait maillé vient faire demi-tour au bateau toujours sur le Erie. Je le retente au shad à palette ventrale mais sans succès. Toute la journée encore on aura tenté des chevesnes à vue sans aucune réussite, pourtant un de ces gros pépères aurait changé la donne. On termine 5èmes de la manche et 5èmes du général du weekend. Un résultat inespéré tellement on a le sentiment d’être passés à côté de quelque chose. Le dimanche il s’est fait pas mal de brochets encore et ça s’est joué plutôt au gros shad. Or on n’avait pas ça dans notre sélection restreinte. On est en revanche très contents de ce résultat si on le replace dans le contexte matériel : nos coques de noix (mon jon boat tout comme le Cap 360 de Nicolas) sont clairement d’une autre catégorie par rapport aux bateaux des autres concurrents. Niveau technologie non plus nous ne sommes pas du tout concurrentiels donc dans ce sens, on est plus que satisfaits de nos résultats.

Au niveau des autres pêcheurs, on peut quand même se féliciter des résultats des équipes du club puisque Carnadream 91 place ses trois équipes engagées dans le top 5. Cédric et Dimitri sont 2èmes et Noé, pêchant seul, est 4ème. On clôture donc cette bonne série en 5ème place. A la première place du weekend on retrouve Fenard/Marie (je l’avais bien prédit !) et Legendre/Weill s’intercalent en 3ème position (ça aussi je l’avais dit ! 🙂 ).

Au classement général provisoire du championnat régional FFPS IDF, on est actuellement 3èmes. Les équipes de devant creusent l’écart puisqu’après deux dates, Fenard/Marie ont 2 points (1+1) et Legendre/Weill totalisent 5 points (2+3). On suit avec 8 points (3+5) et avec un peu d’avance sur les suivants. La date de Madine peut par contre tout rebattre car il y a beaucoup plus de bateaux inscrits : 35, donc plus de points inscrits en cas de soucis (les bateaux sans poisson du weekend feront 35 point, typiquement : plongeon assuré au classement dans ce cas…) et pas mal de pêcheurs locaux qui vont avoir à cœur de faire une belle pêche sur leurs eaux. Même s’ils ne jouent pas le classement général, ils vont forcément prendre des points, ce qui dispersera les gens qui font le championnat. On verra si on arrive à passer à travers de tout ça. Date électrique en lac par contre, ça nous va (en espérant qu’il n’y ait pas tempête). C’est bête mais les dates en rivière avec nos bateaux c’est pas forcément très simple (à 2 d’autant plus). On contrôle les moteurs électriques uniquement à la pédale et on fait énormément de petits zig zags (accentués par le courant) qui gênent la pêche. Dès qu’on bricole (simplement pour changer un leurre), le bateau est livré à lui-même : soit il pivote (quand on a laissé le moteur tourner mais qu’on ne regarde pas où on va) soit il prend le courant (quand on coupe le moteur) et on est également dans les choux. En lac ça sera plus simple je pense : même si on fait des demi-tours, on peut de toute façon lancer partout. Et si on coupe l’avance du moteur et bien on ne bouge pas à cause du courant (il y a juste le vent mais il fait pas faire demi-tour ou rentrer dans une péniche 🙂 ).

Je termine avec les traditionnels remerciements aux bénévoles FFPS et surtout aux bénévoles de notre club, Carnadream 91, sans qui rien n’aurait pu avoir lieu. Merci aux quelques visiteurs (Patrice de Dampmart, Cédrik d’Illex, …) qui sont passés, c’était cool de revoir des têtes après ces temps difficiles de covid.

Encart matériel : canne Legit Design 610MH, moulinet Shimano Chronarch Ci4 7.3:1, fluorocarbone Toray Pro Type 28 centièmes, bas de ligne Varivas 70 Lbs. Leurre Nishine Erie 115SD en Yellow Perch (le même que sur la photo, mais de plus en plus usé ! 🙂 ).

HMKL K-0 Popper / crash test

Posted in Fishing days, Mode test, Uncategorized with tags , , , , on 17 septembre 2021 by cannafish

Invité sur le Ranger de Cédric en préparation d’une date FFPS, on a trouvé un joli bancs de belles zébrées. Un popper bien senti (HMKL K-0 Popper en Wakasagi) et boum ! Cardiaque s’abstenir !

Pas plus de blabla, juste des photos. 🙂

Quatre poissons capturés : 40, 42 (la boule), 45 (pas en photo : elle était blessée sur le flanc et quand j’ai voulu la rincer avant la photo, elle a décidé de repartir et tant mieux pour elle) et 46 cm (caramba : nouveau record au popper ! Et la 3ème 46 de ma vie). Il y avait franchement l’ambiance pour faire un doublé, mais les perches avalaient tellement ce popper qu’aucune de leur copine ne pouvait s’en saisir… Rien qui dépasse, trop bien rangé, comme on veut.

Canne casting Legit Design 73ML (vraiment à tout faire ! Et bien pratique, vue sa taille, pour envoyer des poids légers et/ou pouvoir lancer un peu en sous main par les côtés de Cédric, tout en étant à l’arrière… 🙂 ), moulinet Shimano Core 51Mg7 rempli de Toray Pro Type Nylon en 24 centièmes.

Je reviens bientôt avec un report brochet / spinner. 😉

Résultat FFPS IDF Villeneuve sur Yonne 4-5 septembre 2021

Posted in Compétition pêche à l'international, Fishing contests, Fishing days, Nautisme with tags , , , , , on 13 septembre 2021 by cannafish

Retour manche FFPS IDF de Villeneuve sur Yonne, équipage N. Delanoë / J. Palaudoux (remplaçant F. Tournelle)

Après une semaine de galères (casse de la voiture, médecin tatillon pour la licence = prise de sang + électrocardiogramme, …), on retrouve la compétition, après quelques années d’arrêt, pour la manche FFPS IDF de Villeneuve sur Yonne.

Déjà, je dois en préambule confesser que cette année on voulait faire le circuit BASS France Nation avec Nicolas Delanoë. L’annulation au dernier moment de la manche de Gastes en juillet plus l’extrêmement tardive annonce de la manche de Marans (rendant notre organisation impossible : quand on habite un peu loin il faut pouvoir poser les jours assez à l’avance) nous ont conduit à revoir nos plans et à nous inscrire pour les trois dates du championnat régional FFPS IDF à savoir Villeneuve sur Yonne, Draveil et Madine.

Démarrage samedi 5h pour une galère de trajet avec le bateau attelé derrière une voiture trop petite (pas le choix car comme je l’écrivais, la voiture « normale » est cassée et en plus le bateau de mon coéquipier du jour est en réparation depuis de longs mois…). Je roule doucement et en souplesse ; et j’arrive vers 7h à la mise à l’eau. Les gars sont chauds, je retrouve quelques anciens et beaucoup de nouveaux visages. Le samedi je suis avec mon ancien coéquipier, Fabien, qui a accepté d’être remplaçant sur cette date où Nicolas n’a pas de solution de garde des enfants. Le bief (en aval de Villeneuve sur Yonne) nous plait vraiment bien visuellement mais on sait qu’il est compliqué à pêcher (je suis venu il y a quelques temps et j’avais pris un brochet de 62 cm). Outre une myriade de perches et quelques brochets non maillés, on capture tout de même un chevesne sur un insecte (OSP HP Bug), qui nous apporte la 7ème place de la manche. Un équipage a réalisé un véritable carton sur les chevesnes, vraiment impressionnant. On retrouve en seconde place la paire Mick Weill et Sylvain Legendre, bref du très lourd (en pêche !!!).

On passe une soirée très sympa avec les gens de l’AAPPMA hôte, agrémentée d’un repas délicieux. J’en profite pour un premier remerciement à toute l’équipe de bénévoles de l’AAPPMA de Villeneuve, Alain en tête.

Le dimanche je pêche avec Nicolas Delanoë qui est donc mon coéquipier pour cette saison FFPS 2021. Je connais un peu plus le bief (qui a pour partie aval le centre ville de Villeneuve) que je trouve plus poissonneux (idem quelques temps avant j’étais venu, j’avais pris 1 brochet maillé et 4 perches de plus de 40, faudra que je vous la raconte celle-là 🙂 😉 ). Nicolas découvre le secteur. On est en vague 2 et on décide de commencer en haut. J’en profite pour signaler que si on est en vague 2 et si tout le monde respecte la vitesse imposée, on n’est pas sensés se faire doubler par des gars de vague 3 puis de vague 4… Sur l’Yonne et sur les biefs sur lesquels on était, la limitation est à 6 nœuds soit environ 11 km/h. Alors oui les bateaux ne déjaugent pas à cette vitesse, mais je n’y peux rien ! Ma coque pourrie va plus vite que 10 km/h mais je m’efforce de respecter cette règle, encore plus pendant un concours de pêche où on se doit d’être irréprochables… Je termine la traditionnelle râlerie pour un mot sur les viviers (contrôlés avant le briefing) : on se fait allumer par un commissaire qui pensait qu’on avait pas de vrai vivier vu la taille de notre bateau, comme quoi la moitié des bateaux ont un simple bac ou un sceau. Bon pas de bol, le Jé Boat a tout d’un grand (sauf la taille et les chevaux ! 🙂 ), et puis ensuite bah il doit bien y avoir quelque chose de prévu dans le règlement pour ces cas-là, je pense… Mais en tout cas pas de passer ses nerfs sur nous pour ensuite ne rien dire au briefing ! 🙂

Revenons au plus important, la pêche du jour. Assez rapidement on a cinq perches maillées avec un joli travail de Nicolas au crank. Il est en forme puisqu’il sort quatre perches entre 23,5 et 27 cm, et je clos la marque avec une 31 (HMKL Shad 65 MR). On glane ensuite un chevesne de 45 cm environ à l’insecte et on va faire mesurer (on a six poissons au vivier, limite maximum autorisée). Ensuite, entre 11h et 16h on fera deux autres chevesnes (toujours sur une pêche précise et à vue à l’insecte) et trois brochets (sur une pêche méthodique au crankbait) dont un poisson qui saute deux fois hors de l’épuisette (mais ils mangent quoi sur l’Yonne ??? Du jambon à la Chablisienne agrémenté de gratin de pomme de terre ou quoi ???!!! 🙂 ).

Hélas seuls deux brochets figureront sur le résultat final sans qu’on comprenne pourquoi. On ne se rend pas compte de ça à temps (il y a une heure pour porter réclamation et c’est Mick Weill qui me signale le soucis alors que lui et moi sommes déjà sur l’autoroute) et on termine 3èmes de la manche (au lieu de, visiblement, la remporter) et 3èmes au général (ça, ça n’aurait pas changé). On est très heureux de notre retour du dimanche mais ultra frustrés de ce dénouement où la gagne du dimanche ne nous est bêtement pas attribuée ; et aussi on perd des points à cause d’un soucis d’appli et de non compréhension de notre part : le nombre de poissons marqué sur l’appli correspondait au nombre total du weekend alors qu’on croyait que c’était juste ceux de la manche. Du coup notre chevesne du samedi compensait numériquement le brochet perdu et on n’a rien vu (ou rien pu voir). Pourtant Nicolas scrutait sérieusement l’appli MyFFPS tout au long de la journée. Comme les photos étaient des timbres poste et que les horaires et jours renseignés dans l’appli étant fantaisistes, on est passé totalement à côté.

Une solution simple permettait d’avoir un back-up, c’est que les commissaires notent également la taille des prises sur papier. Les commissaires « AAPPMA » avec qui nous avons comptabilisé des captures l’ont d’ailleurs fait systématiquement. Soucis avec les commissaires « FFPS » le dimanche qui ont refusé de noter sur le papier (je l’avais pourtant demandé expressément) en disant que seule l’application était utilisable pour le décompte et le classement. On voit le résultat. Autre soucis, quand on avait fait la photo via l’appli et envoyé cette photo pour contrôle/validation, on plaçait le poisson dans l’épuisette le temps que l’appli mouline. On a reçu un feu vert des commissaires qui nous disent que « c’était arrivé au central ». Du coup on a relâché les poissons sans me méfier. Probablement le commissaire a vu notre nom et il a donné le feu vert ; mais il/elle n’a probablement pas vu deux fois notre nom (pour deux poissons). Et on a continué à ne pas se méfier comme le compte total était bon (comme expliqué au dessus : le chevesne du samedi comblant la non-comptabilisation du brochet du dimanche). Bref un joli cafouillage tout ça, dont on paie les pots cassés. Je trouve ça vraiment limite qu’on paie « sportivement » la note pour les balbutiements de l’organisation. Ce brochet manquant a été, je pense, filmé par l’organisation. Tout le monde sait qu’on l’a fait. Par ailleurs au moment où j’écris ces lignes (et j’ai trainé volontairement…) mon report transmis à la FFPS IDF n’est toujours pas paru (et je me ferai un plaisir de modifier ce que je viens d’écrire si ça sort). J’ai pas mal échangé avec le développeur de l’appli pour avancer, il a selon lui transmis les informations aux dirigeants de la FFPS mais personne n’a le temps de prendre ça en compte « sérieusement ». C’est assez navrant. On a notre part d’erreur, je le reconnais, mais on a été plus qu’aidés sur le coup et ceci à différents moments. Je suis extrêmement favorable à l’appli MyFFPS (peut-être car j’ai connu des époques en street où certains jouaient de la naïveté de quelques commissaires pour passer des poissons qui n’auraient jamais dû passer…) mais il faut itérer pour avancer (ce qui est normal). Mais il ne faut pas qu’un faisceau de soucis viennent perturber le bon déroulement d’une épreuve. D’ailleurs le samedi les vainqueurs ont également deux chevesnes non comptabilisés. Bon pour eux ça ne change rien tellement ils ont dominé la première manche ! 🙂 D’ailleurs le dimanche on les retrouve en seconde place, derrière le duo Legendre / Weill qui ont un magnifique poisson métré. Le classement général du weekend est donc 1) Fenard + Marie, 2) Legendre + Weill et 3) Palaudoux + Delanoë (Tournelle remplaçant). L’erreur de l’appli ne change pas le classement du week-end mais juste le classement du dimanche. Actuellement Fenard Marie ont 1 point (1ers du weekend) tandis que Legendre Weill ont 2 points (2èmes du weekend). On ramasse donc 3 points sur la manche et on est donc 3èmes du classement général provisoire de la zone IDF FFPS.

Mais tous ces petits soucis n’enlèvent rien à la qualité exceptionnelle des deux équipes de tête que je prédis sauf grosse galère dans le top 5 du championnat de France. Je pense même sincèrement qu’une équipe de France comme ça aurait de la gueule. 🙂 On a avec ces quatre là un nombre incalculable d’heures sur l’eau qui se traduisent par une expérience assez incroyable. Quand on pense que le remplaçant du duo Legendre Weill n’est autre qu’un certain Gaël Even, ça annonce une date « explosive » quand il va entrer en jeu, le barbu !!! Il y a une date sandre, à un moment pu quoi ??? 🙂

Bon, après faut pas oublier quand-même qu’on a pas été ridicules le dimanche. 😉 Mais simplement car on a trouvé deux trucs qui fonctionnaient (chevesnes à l’insecte + pêche au crankbait) et qu’on a pu répéter (et ça ce n’est hélas pas toujours le cas en compétition) et en plus c’était des trucs qu’on aime faire (et qu’on sait donc à peu près faire, ou en tout cas moins mal que le reste !). Et puis, ma satisfaction très personnelle c’est aussi que même dans le JéBoat (le plus petit bateau et surtout le moins stable du week-end) on arrive à faire un résultat potable (on peut même dire dingue, à notre échelle !). C’est clairement pas simple de pêcher sur une barque de cette taille (surtout que je suis plus ni tout jeune ni tout maigre… 🙂 ) mais on va continuer à faire avec (ou avec le Cap360 de Nicolas si il veut le sortir !!! 😀 ). Bah oui, je rappelle que la priorité pour moi c’est déjà de changer la voiture !!! :/

Merci encore à tous les bénévoles présents (FFPS et membres de l’AAPPMA de Villeneuve sur Yonne) sans qui rien de cela ne pourrait se dérouler. On se voit à Draveil le weekend prochain (18-19 septembre) où j’espère que d’autres équipes viendront nous aider à essayer de perturber les deux équipes de devant ! 😉

Merci aussi à me femme et mes enfants d’accepter / tolérer ces weekends sans m’occuper d’eux… 😦 Idem pour la famille de Nicolas évidemment.

On regrette un peu le fait qu’il n’y ait pas de médailles ou petites coupes en souvenir pour le podium, ni de lots pour l’ensemble des participants. Le podium a reçu un baluchon de leurres et les vainqueurs une canne chacun. Les deux premiers équipages ont donné leurs baluchons à l’école de pêche de l’AAPPMA et nous à un petit garçon qui avait passé son week-end à pêcher près des mises à l’eau (sa maman aidant l’AAPPMA) et à rêver devant tous ces gros bateaux (moi je le faisais pas rêver ahahah). Je pense comprendre l’idée de la FFPS de s’inscrire dans une vraie politique « sportive » mais à un marathon il y a quand-même une médaille pour le podium (et même des t-shirts pour chaque « finisher »). Après je réfléchis en terme de développement du circuit. Quand on sait que le concours « AAPPMA Villeneuve » regroupe 40 bateaux, c’est vraiment surprenant de n’avoir qu’une petite vingtaine d’équipages en FFPS. Mais pour les pêcheurs « locaux » qui ne participent qu’à une date de la phase régionale, je pense que le coût du week-end (on parle là de 100 à 130 euros d’inscription pour le week-end, plus 20 euros de licence évènementielle) est un vrai frein à l’engagement surtout si il n’y a que peu de lots ou « money price ». C’est une vraie réflexion à mener dans l’optique de développement du circuit. Sans socle fiable, on ne peut pas avoir la pyramide escomptée avec de vrais champions en haut. Et quand je vois les compétitions bateau FFPS qui s’annulent au moment où j’écris ces lignes, j’ai peur que ce que j’avance (et sans doute beaucoup d’autres facteurs) sont sérieusement à prendre en considération par l’organisation nationale si on ne veut pas voir le truc chuter une fois de plus. Au fil des ans on a participé plusieurs fois. Chaque fois on a été déçu. On revient donner la chance de temps en temps, et ça serait bien que cette fois on reste. Ce qui s’est passé ce weekend n’en donne vraiment pas envie en tout cas.

Je termine avec un encart « matériel » :

Pêche des chevesnes à l’insecte : canne Shimano Adrena 64UL, moulinet Shimano Cardiff C2000S, nylon Toray Super Strong 18 centièmes « transparent », hameçon Zappu Air Dancer (l’aiguille !!!) n°4, insecte OSP HP Bug (en TW199 Brown Frog). Les lunettes polarisantes sont indispensables sur ce type de pêche. J’en ai utilisé deux paires en fonction de la luminosité : Big Fish 1983 Sight Fish modèles Pike et Black-Bass. Ce modèle n’est pas très cher ce qui me permet justement d’avoir les deux paires pour coller au mieux à la luminosité. Leur forme très enveloppante permet d’éviter la lumière de passer par les côtés et de gêner le repérage des poissons.

Pêche des brochets : canne Shimano Adrena 66M, moulinet Shimano Chronarch 151 ratio 6.3:1, nylon Toray Super Strong 28 centièmes « transparent », crankbait Nishine Lure Works, modèle Chippawa RB Blade (Matte Orange Tiger).

HMKL Dynamo Buzzbait

Posted in Fishing days, Mode test, revue de presse, Uncategorized with tags , , on 9 août 2021 by cannafish

Hello,

J’ai choisi de faire un focus sur le HMKL Dynamo Buzzbait simplement car il est passé assez inaperçu dans la nouvelle proposition FTF, mais il est pour moi hyper intéressant. Simplement car il est disponible en deux versions, à savoir juste une hélice avec rotation à droite (Right roll) et l’autre avec rotation à gauche (Left roll). Déjà, un buzzbait, rappelons ce que c’est. Un leurre métallique comprenant une armature et une tête (profilée, aplatie, de manière à « porter » le leurre en surface) et une jupe. C’est assez similaire à un spinner au final, sauf que les palettes sont remplacées par une hélice à deux pales, le plus souvent métallique (des hélices à 4 pales par exemple existent, en plastique par contre). Il est possible d’y adjoindre un trailer (par exemple le Pitch and Strike Alburno Jerkbait) pour augmenter la « bouchée » côté hameçon, ou aider à augmenter la capacité à lancer ainsi la portance de l’ensemble. Le buzzbait évolue donc en surface. Une fois le lancer réalisé, il faut ramener suffisamment rapidement, de manière à le laisser en surface, où il laissera un chapelet de bulles derrière son passage. C’est un leurre particulièrement prenant sur les black-bass ainsi que sur les brochets, on a en souvenir de magnifiques coups du matin au buzzbait dans la brume… Le but est tout de même de passer à proximité d’obstacles de nature diverse (et comme un spinnerbait, il accroche peu du fait de sa géométrie avec armature). On a donc là affaire à un leurre créé pour faire du powerfishing, mais en surface ! On peut l’utiliser du bord, en bateau ou en float.

Si vous avez déjà pêché au buzzbait, vous aurez remarqué que le buzz ne revient pas en ligne droite, sa trajectoire Passons au côté ultra spécialisé de ce modèle à présent. Si vous avez déjà pêché au buzzbait, vous aurez remarqué que le buzz ne revient pas en ligne droite, sa trajectoire s’incurvant d’un côté (qui est fonction de la rotation de son hélice, justement). Vous le voyez et le chapelet de bulles vous le matérialise. En choisissant la bonne version (L ou R), vous pouvez tirer avantage de cette particularité « courbe » en passant au plus près des obstacle ou d’une berge. Vous nouez le bon modèle et vous avancez. Du bord, en float ou en bateau, le principe est exactement le même, on cherche toujours à « rentrer » vers l’obstacle, à le lécher en quelque sorte. Ainsi vous lancez puis vous laissez votre leurre au plus près de la strike zone et ceci le plus longtemps possible ! J’ai essayé de faire paraitre ça dans la petite illustration ci-dessous (indulgence, je suis pas du tout infographiste ! Mais si j’amène un peu de pédagogie, ça sera déjà pas mal…). Si le leurre était ramené « droit », il ne passerai près de l’obstacle qu’en un point (tangentiellement). Avec une récupération courbe, on reste plus longtemps près de l’obstacle (après, chaque berge est différente…). J’espère tout de même vous avoir convaincus !

C’est assez simple, mais il fallait y penser. Alors en vrai, pas mal de gars tunaient leurs buzzbaits (de différentes façons) mais c’est à ma connaissance la première fois qu’une telle précision dans la spécification est proposée de série. Et ça pour 15€95. Bon soyons honnête : il vous en faut deux, donc comptez 31€90 ! Mais si vous êtes suffisamment techniques pour avoir compris l’utilité d’en avoir deux (complémentaires donc) et que vous êtes lecteurs de cannafish, on vous donne ici un code promo (« HMKLBUZZ-LR ») négocié pour vous : 10% de remise si vous achetez deux buzzbaits HMKL mais de rotation inversées (1 Left et 1 Right, donc). Mon idée était de passer sous les 30 euros la paire, c’est chose faite ! 🙂 Dans la limite des stocks disponibles, évidemment (et c’est quasi sûr qu’il n’y en aura pas pour tout le monde ! Mais on pourra retenter l’opération !).

Pour finir une photo du boss, Fred, avec un black-bass débusqué du ras de la berge grâce à ce produit très spécialisé. 🙂 Ce beau poisson a été capturé dans un plan d’eau avec une très forte pression de pêche (Douy dans le 28).

Try it, enjoy it! 🙂

Arrivage news HMKL été 2021

Posted in Fishing days, Mode test, revue de presse with tags , , , , , , , , on 3 août 2021 by cannafish

Hello les amis (et les autres aussi) !!! 🙂

Juste un billet pour vous alerter de l’arrivée de quelques nouveautés dans le rayon HMKL du shop French Touch Fishing !

Cette marque japonaise extrêmement technique me tient assez à cœur (j’apprécie ce genre de marque avec un long passé de conception, pour d’autres le plus souvent), surtout que les tarifs proposés par Fred restent vraiment très corrects (je l’ai déjà expliqué mais on ne pourrait PAS les trouver à ce prix via un circuit de distribution classique) ! On tourne à 16 euros le leurre de taille standard, bref dans la moyenne de produits similaires proposés sur le marché français (Lucky Craft, Illex ou encore Sakura !).

Déjà, les coloris se sont enfin multipliés (pile à temps pour les mois d’août et de septembre !) du côté du K0-Popper. On retrouve ainsi un magnifique Baby Bass (tellement beau que je ne reporte que celui-là ici, allez sur le shop pour les autres !!! :p ), un Mat Black (qui me rappelle le thème d’un épisode récent de la bonne émission « Fishing Club ») ou encore un joli Wakasagi. Je pense que ces trois là feront parti de ma prochaine commande (mais il faut que je me dépêche avant que vous ne rafliez tout, bande de coquins…). 15€95 pièce. Mon conseil : privilégiez une canne spinning pour de très longs lancers (6 grammes) et laissez le « splash idéal » faire le boulot.

Tant qu’on parle de topwter, un leurre un peu hybride fait son entrée en gamme, il s’agit du KI-Hime Prop. C’est un minnow flottant (11,4 cm pour 12 grammes) qui possède une hélice à l’arrière pour générer du bruit et des turbulances. Pour l’utiliser c’est assez simple : jerk, pause (la base). Le jerk génère la « perturbation » puis le leurre remonte lentement. Et ainsi de suite. Tarif : 19€95.

Passons maintenant à un petit bijou que vous aviez déjà vu en versions S (coulante) et F (flottante) et que nombre d’entre vous ont pris pour un mini Balam (ahahah il faut dire que la nage du Alive Bait est aussi bluffante que le modèle Evergreen/Madness !) : le Alive Bait en version SP ! Là encore, le coloris Baby Bass m’émeut au plus haut point (du coup ici aussi je ne vous montrerai que celui-là) ! Bon. Le Super Wakasagi est pas mal non plus… 😉 Comptez 39€95 le concentré de technologie aussi vrai que nature.

Dernières nouveautés qui vont combler de bonheur les pêcheurs de perches, de chevesnes et surtout de truites de toutes espèces, le Shad 45 SP (tous les coloris sont réellement fous, mais ma préférence va au Chigill et au Gold Shad) et sa déclinaison Shad 45 S Stream Version (SM Black Orange Yamame : MIAM MIAM !!!). Ils sont équipés d’un lest fixe et pèsent respectivement 2,8 et 3 grammes. Comptez 15€95 le bijou. Bien utile quand les perches vont se focaliser sur les alevins de l’année. Et pour les salmonidés, disons qu’ils n’en feront qu’une bouchée ! Mon conseil : ne pêchez pas avec une ligne trop grosse afin de laisser un maximum de liberté à ces leurres (dans ces tailles, c’est de l’orfèvrerie !).

Quelques autres produits font leur entrée comme la Alive Tenaga en 4 pouces (coloris June Bug), créature finesse qui peut s’utiliser de différentes manières (Neko, Texas, tête plombée, …) ou encore le KI-Hime Move SP. Tentative de point technique : il s’agit d’un minnow à flancs plats de 11,4 cm pour 14,3 grammes qui bénéficie d’un transfert de masse facilitant les lancers et s’anime au moulinet en simple stop and go (ce qui aide à réduire la fatigue lors d’une longue journée à faire du « jerk, jerk, pause, repeat »). Tarif : 19€95.

Allez un dernier leurre (hors famille HMKL) pour la route : Madotachi Hanitas Plus… Vous irez voir. Par simple curiosité, pas vrai !?… 😉